Le Matin d'Algérie

Deux avis de lecteurs…

Bouteflika a saisi l’opportunité d’accepter l’offre des militaires non pour le bien du peuple mais pour soigner sa névrose qui l’a plongé durant sa traversée du désert dans un viscéral désir inassouvi de vengeance contre ces militaires qui l’ont écarté du pouvoir à la mort de Boumédienne. SON CAUCHEMAR , SA HAINE, c’est donc l’Armée. Ses démarches machiavéliques ont jusque là réussies la baraka aidant … L’Algérie est entre les mains d’un grand malade dans tous les sens du terme …Rien ne compte à ses yeux ni le peuple, ni la dignité des grands si ce n’est son Ego démesuré et sa famille dont ses 2 frères expédiés par prudence dans une riche banlieue genevoise face aux scandales qui l’éclaboussent. Toutes ces manoeuvres, la CAN, les crimes coloniaux, la mort de Boudiaf ne sont que des moyens de diversion et des échappatoires au verdict qui l’attend. Boutef a cassé le rêve des Algériens en ne tenant pas ses promesses c’est là son malheur, trop obnubilé par ses instincts revanchards..Il a tout simplement raté son entrée dans la Grande Histoire parce que les petites histoires nauséabondes et indignes d’un chef d’Etat furent d’abord sa priorité. Restent pour le pauvre peuple qu’il a trahi et paupérisé que ses larmes de sang… (BOURENANE)

La demande de la repentance est un leurre destiné à la consommation locale pour canaliser, détourner et réorienter un déchaînement populaire très possible contre un « responsable » qui n’en est plus un depuis 48 ans. La repentance est à l’image du spectre du complot étranger que l’ennemi judéo chrétien ne cesserait de conspirer contre notre « Oumma musulmane ». Il est peut être très utile de rappeler que la demande de la repentance à la France ne se faisait que par intermittence, d’une façon sporadique, mais jamais avec une conviction intransigeante permanente propre aux nations qui se respectent, émanant de la volonté populaire. Pourquoi? je rappelle que le pouvoir algérien ne brandit la cause du martyr colonial qu’uniquement lorsque la France cesse de le soutenir dans sa gestion quasiment néocoloniale de nos biens. Préoccupée par son image extérieure mais aussi par la tendance des rapports de forces au sein du pouvoir algérien, tributaires de ses investissements futures, je trouve que la France a bien calculé son coup en lâchant Bouteflika . Ses intérêts économiques avant tout. Plus de 62 millions de bouches à nourrir et, surtout, à bien nourrir. Alors mule place aux soutiens affectifs d’un dictateur capricieux en fin de vie. Le pragmatisme économique prime sur toute autre considération. C’est de bonne guerre. (MADIH)

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