Le Matin d'Algérie

La cour refuse la liberté provisoire, Sonatrach se constitue partie civile contre eux : les inculpés dans de sales draps

Les choses se corsent pour les 7 inculpés de l’affaire Sonatrach (l’adjoint du directeur « Transport par Canalisations », le directeur « Exploitation », l’ex-Directeur Général du CPA, les deux fils du Président- Directeur Général de Sonatrach, ainsi que leurs deux associés, des entrepreneurs). La chambre d’accusation près la cour d’Alger a décidé hier de les maintenir sous mandat de dépôt. Cette décision a été prise par le juge d’instruction, siégeant près la cour de Sidi M’hamed, compétent territorialement. Les accusés seront maintenus sous mandat de dépôt jusqu’à la fin de l’enquête et ce, après l’étude des plaidoyers de la défense qui seront focalisés sur les garanties légales leur permettant de bénéficier de la mise en liberté provisoire.

A relever que la cour a refusé d’accorder la liberté provisoire aux accusés, en raison de la fuite de l’un d’entre eux à l’étranger.

En outre, une source judiciaire a révélé à El-Khabar que Sonatrach avait pris la décision inattendue de retirer les avocats qu’elle a désigné, dès le début de l’enquête pour la défense des cadres concernés. Cette décision est, en effet, en totale contradiction, selon cette source, avec les précédentes déclarations du ministre de l’énergie, Chakib Khelil, défendant avec conviction les cadres de la société qu’ils soient sous contrôle judiciaire ou en détention. La Sonatrach s’est, aujourd’hui, constitué partie civile devant le juge d’instruction pour défendre ses intérêts dans des marchés de gré à gré qui font actuellement l’objet d’enquêtes.

Cette volte-face ne peut être considéré que comme une gifle au ministre.

Quitter la version mobile