Selon des informations obtenues par les journalistes de Radio Kalima, la chambre d’accusation du tribunal d’Alger devra statuer aujourd’hui dans le dossier de Sonatrach. Le juge devra prendre la décision d’écrouer ou pas Mohamed Meziane. Le PDG de Sonatrach a déjà échappé au mandat de dépôt, grâce à un dossier médical, alors que ses deux fils qui n’ont pas de fonctions officielles et les autres cadres de Sonatrach impliqués dans l’affaire sont en prison depuis plusieurs jours. Radio Kalima a également appris que le patron d’une entreprise privé algérienne, M. Ali Smail Djaafar, a été arrêté et écroué à Serkadji. M. Ali Smail est le patron du Groupe Contel Algérie, une sorte de filiale algérienne du groupe allemand Contel Funkwek Plettac.
Ce groupe, dont le siège est à Bouzaréah sur les hauteurs d’Alger, est en contrat avec la Sonatrach pour l’installation d’équipements de surveillance dans les bases de Hassi Messaoud pour un montant de 142 millions d’euros. L’ancien PDG du Crédit Populaire d’Algérie, le CPA, M.Hachemi Meghaoui, incarcéré lui aussi en même temps que les cadres de Sonatrach, était jusqu’au 15 décembre 2009 directeur général d’un bureau d’études, filiale du groupe Contel. Son fils, également incarcéré était lui salarié dans l’une des filiales du groupe en qualité d’ingénieur.
Depuis l’arrestation de M. Ali Smail, c’est le directeur allemand, M. Thalhammer Thomas, qui gère directement l’entreprise. Selon nos sources, la Sonatrach a continué à effectuer des virements bancaires au Groupe Contel ces derniers jours, y compris après le déclenchement du scandale et la série d’arrestation des cadres de Sonatrach et des entrepreneurs privés. Le contrat est toujours en cours d’exécution et la décapitation de Sonatrach, n’a pas mis fin aux relations de travail.
