Le quotidien LIBERTE rapporte que les joueurs algériens recevraient 1 million d’euros en cas de victoire à la CAN, soit près de 110 millions de DA ?
On sait que la seule compétence de Raouraoua est de distribuer des rentes en puisant dans l’argent public, comme il l’a toujours fait dans sa carrière (ANEP, OREF, Année de l’Algérie en France, etc…), mais là ça dépasse les limites de la décence.
L’EN reste le seul dérivatif d’évasion de jeunes et d’adolescents qui n’ont même pas les moyens de se payer une cigarette, et de smicards qui vivotent. Il n’est pas permis de marcher ainsi sur leur dignité et de s’enrichir sur leur dos. Le patriotisme de joueurs comme Ziani, Yahia, Belhadj ou Saifi n’est pas à démontrer et n’a pas besoin de se monnayer. D’autres joueurs et un environnement malsain sont en train de leur pourrir le coeur et l’esprit. Ils gagnent très bien leur vie, par rapport à des milliers de joueurs du bled.
On se rappelle que dans un passé récent, des joueurs africains professionnels ne demandaient pas d’argent à leur fédération. Au contraire, c’est eux qui donnaient de l’argent aux joueurs locaux et investissaient dans des écoles de football, comme Salif Keita au Mali ou Georges Weah au Liberia.
Si des sponsors se manifestent pour payer des primes aux joueurs, tant mieux pour eux, mais la FAF n’a aucun droit de payer des primes sur le budget de l’Etat, ni de gaspiller ses recettes de victoires au détriment de clubs de football en détresse.
Saad Lounes
