La militante des droits de l’homme Sihem Bensedrine ainsi que son époux, directeur de la rédaction de Radio Kalima, Omar Mestiri, assignés à résidence sans aucun motif ni aucune décision de justice. Ce mercredi matin la police tunisienne sur les ordres de Ben Ali a encerclée le domicile et interdit tout déplacement à Siheh Bensedrine et Omar Mestiri. C’est une décision totalement arbitraire qui ne s’appuie sur aucun élément de droit.
Contacté par Le Matin au téléphone, Sihem Bensedrine, a déclaré « depuis ce mercredi matin, sous sommes mon époux, Omar Mestiri, et moi, assignés à résidence. On nous a interdit de sortir. » Ils n’ont pas pu assister au procès de Taoufik Benbrik qui avait lieu aujourd’hui.
Ben Brik et ses avocats privés de parole
Durant le procès, ni Taoufik Benbrik ni ses avocats n’ont eu le droit à la parole. Il a juste eu le temps de dire « je suis un otage de Ben Ali ». La décision du jugement est attendue le 26 novembre. Entre temps le journaliste reste en prison.
Hier, la Tunisie, avait refoulée deux avocats, un algérien M Hocine Zahouane et un marocain, M Mohamed Hassani Idrissi les empêchant de d’être présent pendant l’audience. Ben Ali, ne cherche même plus à sauver les apparences. Une justice expéditive, sans aucun observateur bafouant ainsi les lois de son propre pays et les droits fondamentaux des citoyens tunisiens.
Rappelons que lundi dernier 16 novembre, Omar Mestiri, directeur de la rédaction de la radio Kalima, a été passé à tabac sous les yeux de l’avocat et militant des droits de l’homme, maître Raouf Ayadi. Puis il avait été enlevé par les policiers en civil, et conduit vers une destination inconnue. Après avoir été passer à tabac, Omar Mestiri avait été relâcher quelques heures plus tard.
Yahia Bounouar
