Le pouvoir tunisien continue de bafouer les droits humains et de se montrer déterminé, à jamais, à verrouiller le champ des libertés.
En effet, Mohamed Hassani Idrissi, avocat marocain et militant des droits de l’homme, membre du réseau d’avocats du Groupe de Travail sur la Liberté d’Expression en Afrique du Nord (WGFENA), a été refoulé à son arrivée à l’aéroport de Tunis ce Mercredi 18 novembre 2009, en provenance de Casablanca.
Contacté par Le Matin, à son arrivée à l’aéroport Mohamed V de Casablanca, Maître Hassani a déclaré que les autorités tunisiennes n’ont fourni aucune explication à son refoulement. Ses bagages, par contre, ont été gardés par la police tunisienne à Tunis.
Maître Hassani était envoyé par le Groupe de Travail sur la Liberté d’Expression en Afrique du Nord pour prendre, en compagnie des ces collègues tunisiens, la défense des journalistes Taoufik Benbrik et de Zoheir Makhlouf, dans leurs procès prévus respectivement les 19 et 24 novembre.
Le Groupe de Travail sur la Liberté d’Expression en Afrique du Nord (WGFENA), a exprimé, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, sa profonde indignation devant cette interdiction de circulation non justifiée visant à empêcher toute observation extérieure des procès. Ce manque de transparence nuit à la confiance qu’on peut placer en l’objectivité de la justice tunisienne.
Le WGFENA dénonce également la solidarité des régimes politiques contre l’action des défenseurs des droits de l’homme dans l’espace maghrébin.
A. Haizer