Le Matin d'Algérie

Trois journaux et une radio à l’arrêt, Ben Ali en passe de fermer les espaces d’expression

Après la série d’arrestations et de harcèlements des journalistes, le pouvoir tunisien continue sa démarche étouffement des espaces de liberté d’expression.Les patrons de Al-Mawkif (L’Opinion), Ettariq Al-Jadid (La nouvelle voie), Mouatinoun (Citoyens), trois journaux tunisiens, ont décidé de suspendre la publication de ces trois journaux pour une semaine en signe de protestation contre la décision du ministère tunisien de l’Intérieur de confier la distribution complète de leur journaux à la Société tunisienne de distribution (Sotupresse). Auparavant, cette distribution était assuré en partie par cette dernière et le reste étant assuré par les militants dans les structures des partis éditeurs : Ettajdid (renouveau), le Parti démocratique progressiste et le Forum démocratique pour le travail et les libertés. Une décision jugée inacceptable par les directeurs des publications qui ont publié un communiqué commun dans le quel ils déclarent que « cette mesure est une violation de la liberté de la presse qui vise à étouffer les journaux d’opposition pour les amener à disparaître ».La grève, affirme les trois responsables, est « un avertissement » avant de recourir à d’autres formes de protestation si le pouvoir persiste dans sa volonté d’imposer des sanctions à l’un des journaux ou à la totalité d’entre eux. « C’est un cri d’alarme que nous élevons contre les pressions qui ont atteint un niveau incomparable », a indiqué Hichem Skik, rédacteur en chef d’Ettarik Al-Jadid, dans d’une conférence de presse.Dans le même contexte, la radio Tunis 6 a décidé d’arrêter ces émissions après la saisie de son matériel par la police le 22 octobre dernier.

Amirouche Nedjaa

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