Les banques, publiques ou privées, n’ont plus le droit d’accorder des crédits à la consommation ou tout type de crédits à l’exception de l’immobilier. Ce tour de vis qui freine l’activité des banques de détail, et particulièrement le crédit automobile, intervient alors qu’Alger soufflait l’apaisement sur la controversée circulaire du premier ministre Ahmed Ouyahia, du nom de cette disposition obligeant les sociétés étrangères établies en Algérie à ouvrir 30% de leur capital aux partenaires locaux. Le ministre des Finances a annoncé en effet, le 29 juillet, que cette loi ne s’appliquait qu’aux sociétés constituées après le 26 juillet 2009. Le principe de la rétroactivité n’a donc pas été retenu, au grand soulagement des 1600 sociétés étrangères présentes dans ce pays maghrébin.
Pour rappel, l’Union européenne avait officiellement manifesté ses inquiétudes, le 12 juin dernier, via son commissariat au commerce extérieur, qui souhaitait que la mesure ne soit pas rétroactive pour motif de non compatibilité avec l’accord d’association liant les deux parties. Une exigence finalement prise en compte.
Ces dispositions avaient pour but de restreindre les sorties de devises dans une tendance plutôt baissière au niveau des recettes pétrolières. L’Algérie a importé pour 40 milliards de dollars en 2008 pour l’achat d’aliments, de médicaments, de véhicules et d’équipements divers.
MBF – LES AFRIQUES
