Cheb Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, a dormi cette nuit en prison. Selon les observateurs avertis, il devrait y rester longtemps. Les charges sont en effet lourdes.
Devant le mandat d’arrêt international lancé contre lui depuis des années, jusque là réfugié en Algérie, Cheb Mami a enfin décidé de faire face : le procès commence mercredi au tribunal correctionnel de Bobigny. Le chanteur est attendu à la barre jeudi.
Hier soir, il a été interpelé à la police dès sa descente d’avion.
L’ordonnance de la justice, de 18 pages, obtenue par Echourouk, fait de Cheb Mami le principal accusé dans cette affaire et précise que le mis en cause est sous contrôle judiciaire et sous un mandat d’arrêt international émis le 18 mai 2007 par Interpol. Mami est accusé d’enlèvement, de séquestration par la force, violences commises en réunion et avec préméditation sur une personne vulnérable.
Les investigations conduites par la police judiciaire française citent des noms jusque-là méconnus mais dont le témoignage dans l’affaire est capital. C’est ainsi qu’Amel fait son entrée dans l’histoire; une infirmière qui avait organisé la première tentative d’avortement de la victime. Amel reconnait dans ses propos qu’elle avait été chargée de convaincre Isabelle de la nécessité d’avorter.
Levi raconte qu’il a été l’intermédiaire entre Mami et la victime pour parvenir à un accord à l’amiable. La victime devait recevoir 30 mille euros en contrepartie de son silence.
* Michel Levi assure avoir remis un chèque de 5 mille euros comme avance avant de payer le reste, mais Mami a refusé de s’acquitter du moindre centime, et c’est ce qui a fait exploser l’affaire, poursuit le manager.
* Ce dernier affirme que le chanteur lui a demandé de réfléchir au moyen d’enlever l’enfant à sa mère quel qu’en soit le prix. Ce témoignage pourrait bien secouer le tribunal lors de la séance prévue jeudi prochain.
D.F.
