Le chef de l’Etat algérien ne se rendra pas en visite officielle en France en juin, comme il avait été initialement convenu entre Paris et Alger. Ce déplacement a été repoussé par l’Elysée qui, selon le Parisien, ne souhaite pas recevoir aujourd’hui « un président élu avec un score pharaonique ».
C’est la thèse du quotidien Le Monde.
» De tous les motifs de discorde – « mémoire et repentance », Sahara occidental, visas, affaire Sophie Scharbook, cette fillette enlevée à son père -, aucun ne semble être la cause de ce report. L’hypothèse la plus vraisemblable est que les autorités algériennes souhaitent laisser passer du temps entre la réélection de M. Bouteflika à la tête de l’Algérie, le 9 avril, et sa visite officielle en France. Le mois dernier, le chef de l’Etat algérien a été reconduit pour un troisième mandat avec plus de 90 % des voix et une participation de 74 %, selon les résultats officiels. Des taux dénoncés par l’opposition algérienne, qui a crié à la fraude et la manipulation. »
Aucune date précise n’a encore été arrêtée, mais l’agenda des présidents français et algérien ne devrait pas permettre que cette visite puisse se dérouler avant décembre prochain.