Cher(e)s internautes,
Je me fais un devoir et un plaisir de répondre à vos interrogations surtout parce que vous me le demandez, parfois pour me permettre de clarifier certaines interprétations et enfin parce que le débat est la forme la plus noble de l ‘exercice démocratique auxquels je suis persuadé vous êtes tous et toutes très attachés :
Primo : je ne suis pas responsable du titre donné à ma contribution les usages en la matière conférant ce privilège à la rédaction du support médiatique. A ce titre je voudrais préciser qu’il s’agit d’une lecture de la politique étrangère de mon pays, la diplomatie n’étant qu’un de ses outils.
Secundo : Je regrette que certains internautes aient pris prétexte pour essayer de jeter l’opprobre sur un département qui compte incontestablement des diplomates d’envergure internationale, des fonctionnaires nourris à la culture du service public et des patriotes. C’est un témoignage sincère et sans complaisance d’un ex diplomate qui a servi avec honneur et fierté pendant 20 ans. Ceux pour qui servir son pays est une tare ne sont ni sérieux pour qu’on en tienne compte ni crédibles pour susciter un débâti reste ceux qui le font au titre de l a provocation ….
Tertio : La politique étrangère actuelle procède du choix exclusif du Président de la République. C’est un droit constitutionnel dont il use et abuse et qu’il met au service de son prestige interne et international ce qui a abouti à une situation paradoxale : le président s’est confectionné une image – fortement ternie il est vrai par son score à la soviétique lors des dernières présidentielles – et l’Algérie a été servie dans ses thèses sur le terrorisme international par les attentats de New York, Londres et Madrid.
Quarto : J’ai donné mon appréciation non pas sur le mode de gouvernement de l’Algérie et la nature du pouvoir de son Président mais sur une option de politique étrangère choisie par Bouteflika et qui rompt avec celles de ses prédécesseurs qui privilégiaient le bilatéral notamment en Afrique. Par ailleurs il ne s’agit pas de suivre tel ou tel pays ou de négocier des alliances mais de déterminer ses propres objectifs options, priorités.
Quinto : Concernant la question du Sahara je n’ai pas d’autre position que celle de mon pays : le droit à l’autodétermination et à l’indépendance comme le recommande la communauté de nations. C’est un principe fondateur de notre propre histoire et tout à fait conforme à mon combat pour la liberté des hommes. Je ne crains pas de le répéter au risque de subir comme, à l’accoutumée, une campagne stérile d’une armée d’internautes en service commandé et servis par l’anonymat .Cela ne me dérange pas .Il y a des risques à prendre dès qu’on exprime publiquement et sans complaisance des positions qui ne plaisent pas à tous ni à tous les Etats.
A. R.