Après les travailleurs, les fellahs et les étudiants, le candidat-président courtise les femmes. Profitant de la célébration de la Journée internationale des femmes, Bouteflika a promis de poursuivre la nomination de femmes à des postes d’ambassadeur, recteur d’université, wali, président de cour et membre du gouvernement. Le président de la République a affirmé, en outre, avoir instruit les différents ministres de “réserver un pourcentage raisonnable” aux femmes pour des postes de directeur central et chef d’entreprise publique et avoir chargé le Conseil national de la femme et de la famille de créer en son sein un département chargé du développement et de la promotion de l’emploi féminin devant proposer annuellement des mesures allant dans ce sens.
À ce moment-là, Mme Benmihoub-Zerdani, membre du Sénat, se lève et demande à M. Bouteflika de fixer immédiatement un pourcentage pour l’accès des femmes aux postes de responsabilité. À cela, le président répond que “la compétence doit primer”. M. Bouteflika consent toutefois à dire que “s’il est indéniable que les femmes ont investi la vie active, il est tout aussi indéniable que leur accès aux postes de responsabilité est encore limité.
Le faible nombre des femmes dans les emplois supérieurs montre qu’elles ont moins accès à la prise de décision que les hommes”.
C’est gentil de s’en rappeler, à un mois des élections !
