L’affaire Mécili , présente plusieurs hypothèses des aspects intimement liés à cet assassinat. ?
1°- Le scandale de la Paierie Générale à Paris, dans lequel, les hauts dignitaires du régime ont détourné des centaines de millions de dollars et la Paierie Générale fut fermée et les archives ont été détruites pour ne plus laisser de traces et cette liquidation fut bénéfique pour les voleurs qui bénéficient de non remboursements des sommes colossales encaissées au détriment du Trésor Public.
2°- L’Assassinat de Me Mécili, est une liquidation politique décidée par des commanditaires,(Barons du régime de Chadli) , politiques, qui occupaient de hauts postes dans la hiérarchie de l’Etat, et ce n’était pas un règlement de compte entre Algériens. Cette affaire est déjà brouillée par l’introduction de plusieurs pistes, il me semble, que l’essentiel n’a pas été fait par le Juge français et c’est dommage de laisser les commanditaires en liberté et en toute impunité.
L’assassinat de Me Ali Mécili, yarhamouhllah, n’est pas étranger au scandale de la Paierie générale à Paris, suite à la publication d’articles explosifs par le Canard Enchainé et une reprise générale par toutes les presses étrangères et les médias, au mois de janvier 1987 et l’avocat fut assassiné au mois d’avril 1987. ? A l’époque de ce lâche assassinat, Pasqua était Ministre de l’Intérieur, assisté du ministre délégué, Pandraud, tous les deux avaient d’excellentes relations et ont fait la promesse solennelle de livrer tous les responsables du M.D.A. et du F.F.S. aux autorités Algériennes. Ces deux ministres étaient parfaitement au courant de la préparation de l’assassinat de L’Avocat Mécili. De même la D.S.T. française suivait quotidiennement toutes les activités des algériens, qui avaient une responsabilité dans les deux partis de l’opposition algérienne à Paris. Pour la manifestation de la vérité, le juge français ne pouvait pas ignorer le rôle jouer par les deux ministres français, Pasqua et Pandraud, ainsi que le responsable de la D.S.T. de l’époque. ? De plus, le juge français ne peux pas ignorer le rôle décisif des hauts responsables algériens qui étaient en poste à Paris notamment : Mehri Abdelhamid, ambassadeur d’Algérie à Paris et qui savait tout ce qui se passait à la Paierie Générale, Ali Ammar, Président le l’Amicale des Algériens en Europe et qui lui aussi savait et connaissait probablement les commanditaires de l’assassinat, l’Attaché Militaire auprès de l’Ambassade d’Algérie à Paris et sans sa collaboration, l’opération ne pouvait pas être imputée au compte de la sécurité militaire . ?
Le juge français a le droit de convoquer tous les responsables algériens en poste en Algérie pour faire toute la lumière : Abdelhamid Brahimi était Premier Ministre, Ahmed Taleb el Ibrahimi, ministre des Affaires étrangères, El-Heddi Khediri Ministre de l’Intérieur, Cheloufi Mustapha Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale, le Général Lakhal Yayat, responsable de la sécurité militaire (S.M.), Larbi Belkheir Secrétaire Général de la Présidence de la République, parmi eux, il doit y avoir certainement quelques responsables impliqués directement dans cette affaire qui ne cesse de se prolonger indéfiniment et jusqu’à quand, l’épouse de la victime et ses enfants pourront enfin connaitre la vérité de cette machination abominable. . ?
Et même Chadli, ancien Président, il savait qui avait ordonné cette liquidation d’un avocat de l’opposition. S’il pouvait affirmer qu’il ne savait rien, cela voulait dire, que l’Algérie n’avait pas de Président, mais un figurant, c’est encore plus grave. ? Tous les noms que je viens de citer font semblant qu’ils ignorent les vrais commanditaires et dans ce cas, pourquoi, l’ancien Président Chadli, lui qui était le premier magistrat, garde-t-il, le silence, il doit en son âme et conscience aller à Paris et raconter tout au juge, afin de mettre toute la lumière sur cette sombre affaire qui ne fait que compliquer les relations entre les deux pays, et de libérer ce diplomate s’il est innocent. ?
Mais les Barons ne sont pas courageux pour libérer leurs consciences et préfèrent faire endosser les souffrances par d’autres boucs émissaires . Et les autres, Abdelhamid Brahimi, Premier Ministre ne savait rien, Khédiri, Ministre de l’Intérieur ne savait rien, Larbi Belkheir le tout puissant homme fort du régime, ne savait rien, Taleb el Ibrahim, ministre des Affaires étranges, ne savait rien, le Général Cheloufi secrétaire général du Ministère de la Défense nationale ne savait rien et Mehri Abdelhamid, lui non plus, il ne savait rien, il en est de même pour Ali Ammar et autres serviteurs dévoués du régime . Eux ils, sont propres, ils n’ont rien à se reprocher ? Ce sont des anges. ? En tout cas, eux, non pas hésité à désigner les boucs émissaires et d’avoir mis sur une liste des noms de fonctionnaires de la Paierie Générale, accusés à tort d’avoir été manipulés pour diffuser des documents au profit de l’opposition algérienne qui luttait contre la dictature du régime de Chadli, un régime notoirement corrompu et indigne de nos chouhadas morts pour l’honneur et la dignité de notre pays.
Abdelhamid Brahimi, qui était le Premier Ministre, avait signé des centaines de révocations contre les fonctionnaires intègres et incorruptibles, après le scandale de la Paierie Générale, mais les vrais voleurs vivent jusqu’à nos jours dans une totale impunité et, ils sont davantage protégés par ce régime complice et corrompu. Actuellement les Algériens souhaitent connaitre la vérité sur cette liquidation physique, et veulent que toute la lumière soit faite sur les vrais coupables, commanditaires de cet assassinat.
Qui sont les coupables criminels qui ont exécuté cet ordre d’assassiner l’Avocat. ? Pourquoi l’actuel régime cherche –t-il à brouiller les pistes et refuse de collaborer avec le juge pour la manifestation de la vérité. ? Comment a-t-on pu en arriver à cette situation bloquée . ? Qui veut-on protéger est-ce la sécurité militaire impliqué dans cet assassinat. ? Est-ce une autre personne . ? Et qui est cette personne aussi protégée contre toute vérité. ? Si la Sécurité militaire n’est pas impliquée, pourquoi les responsables actuels de cette institution observent-ils un silence assez préjudiciable à la réputation de cette institution, déjà coupable par tant de crimes et d’assassinats non élucidés, dont elle est désignée comme suspecte ou responsable coupable. ?
Les Algériens souhaitent vivement que toute la lumière soit faite par la justice française. Par solidarité à la famille de la victime, nous algériens, exigeons toute la vérité, rien que la vérité et que les coupables soient traduits en justice et condamnés conformément à la législation en vigueur en matière de crimes politiques abominable.
KADIRI.