Depuis plusieurs jours, son nom revenait en boucle parmi les favoris pour Matignon. Lundi 15 mai, le député-maire Les Républicains du Havre (Seine-Maritime), Edouard Philippe, a été nommé Premier ministre par le nouveau président de la République, Emmanuel Macron. Enarque de 46 ans, ce proche d’Alain Juppé a longtemps milité au PS avant de rejoindre l’UMP puis Les Républicains. Voici sept choses que vous ignorez (peut-être) sur le nouveau du chef du gouvernement.
Né à Rouen (Seine-Maritime) en 1970, Edouard Philippe est le fils de deux professeurs de français. « Nous [lui et sa sœur] avons reçu une éducation très libre », dit-il dans Le Point en 2010. Après avoir passé son bac à Bonn (Allemagne), où son père avait été muté comme directeur du lycée français de la ville, il fait une année d’hypokhâgne avant d’entrer à Sciences Po pour « trois années de rêve », décrit-il au Point. « Faire l’ENA a été moins amusant. »
Diplômé de la section Service public de Sciences Po, il intègre l’ENA en 1995 et sort parmi les quinze premiers du classement final. « C’était un vrai centriste, drôle et sympathique, ami aussi bien avec des gens de gauche que de droite », se souvient un de ses anciens camarades de promo à l’ENA, Julien Carmona, à Challenges. A sa sortie de l’ENA, en 1997, Edouard Philippe choisit de rejoindre le Conseil d’Etat avant de se lancer en politique, pour participer à « l’histoire en train de se faire », dit-il à l’hebdomadaire.
Il a milité au PS pour Michel Rocard
Pendant sa scolarité à Sciences Po, le jeune Normand milite pendant deux ans pour le PS et pour Michel Rocard, alors Premier ministre de François Mitterrand. « J’avais grandi dans un milieu plutôt à gauche où l’on votait socialiste, et il y avait chez lui un côté social-démocrate assumé qui m’allait bien, confie-t-il au Point, j’aimais ses discours sur l’exigence de réforme. »
Mais après l’éviction de Michel Rocard de la tête du PS, il rend sa carte du parti et se rapproche de la droite. « Je n’ai pas été emballé par ce que j’y ai vu [au PS], notamment quand François Mitterrand a décidé d’avoir la peau de son ancien chef de gouvernement. »
Franceinfo
