«Nous souhaitons qu’il y ait de bonnes candidatures» : voilà ce que dit le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN, Abdelaziz Belkhadem. invité, hier, à l’émission En toute franchise, diffusée sur les ondes de la Chaîne III.
Ce souhait cache bien un affolement de voir la farce électorale d’avril prochain apparaître comme telle.
M.Belkhadem a ainsi ouvertement émis le souhait de voir les grosses pointures politiques se porter candidats.
Il a même cité à titre nominatif les trois leaders politiques, à savoir Mme Hanoune, Cheikh Djaballah et M.Sadi. «Oui, je souhaite que des responsables qui ont un ancrage politique soient candidats à l’élection présidentielle», persiste et signe M.Belkhadem.
Sournoisement, il explique que la participation des figures politiques va animer un débat contradictoire et donner plus de poids et de crédibilité à l’élection. «Il faut qu’il y ait un débat d’idées et des programmes politiques différents», a-t-il insisté tout en rappelant qu’«il s’agit d’élection présidentielle».
Mais le temps presse et rien ne se profile à l’horizon. Cachant son émoi, M.Belkhadem dit garder un grand espoir quant à la participation des responsables des formations politiques. «Les délais légaux ne sont pas encore consommés», avance-t-il, en précisant qu’il n’y a aucune contrainte ou difficulté qui entrave la participation des «poids lourds» à l’élection.
Avec sa légendaire duplicité, l’invité de la Radio dément que la victoire du candidat de l’Alliance présidentielle est déjà acquise.
«La victoire n’est jamais acquise.»
Maintenant que Saïd Sadi s’est désisté de la course, l’espoir de Belkhadem se rétrécit. Il ne reste que Louisa Hanoune et Abdellah Djaballah qui peuvent garnir le «bouquet».
Alors que le PT maintient le suspense, la candidature de Cheikh Djaballah ne fait pas l’unanimité au sein de la mouvance islamiste. Il faut reconnaître que parmi les candidats qui se sont officiellement prononcés, aucun ne dispose d’une aura sur la scène nationale. A l’exception du patron du FNA et de celui de Ahd 54, les autres candidats sont inconnus sur la scène politique nationale.
S.L. (Sce : l’Expression)
