Le Docteur Mohammed Chérif Kaher, président de la Commission Nationale des Fetwas du Haut Conseil Islamique a expliqué que la position de cette institution sur la question de l’abrogation de la peine de mort ne peut pas sortir du cadre du texte clair du Coran. Il a ajouté que la loi du Talion est un devoir pour les Musulmans tels que le jeûne.
Contrairement au discours modéré qui a été prononcé, avant-hier, par un membre du Haut Conseil Islamique, M. Mahfoud Smati, sur la question de l’abrogation de la peine de mort de la législation algérienne, lors de son intervention dans la conférence sur la réforme du Code Pénale en Algérie et l’activation de la recommandation des Nations Unies portant l’abolition de l’application de la peine de mort, organisée, hier, à l’hôtel Aurassi, le Docteur Mohammed Chérif Kaher, président de la Commission Nationale des Fetwas a affirmé en marge des travaux de la conférence que la position du Conseil ne sort pas du cadre de ce qui a été stipulé dans le Coran. Le discours du Docteur Kaher a été catégorique concernant cette question, contrairement à son collègue dans le Haut Conseil Islamique, Cheikh Smati, qui a déclaré au nom du Haut Conseil Islamique : « si le Cheikh a déclaré que le Haut Conseil Islamique ne voit pas d’objection à annuler la peine de mort de la réglementation algérienne, cette déclaration n’engage pas le HCI et c’est peut être sa position personnelle. Le Docteur Kaher a ajouté : « nous, membres du HCI, sommes d’accord entre nous, l’ensemble des membres du Conseil se sont mis d’accord sur le principe que notre institution sera avec ce qui a été stipulé dans le Coran ». Interrogé s’il y aura un minimum de consensus avec les juristes présents à cette conférence qui appellent à l’abolition de la peine de mort, il a clairement répondu : « il est impossible que nous nous mettions d’accord avec eux, puisqu’ils ne comprennent pas l’Islam ».
Sce : El Khabar