Le Matin d'Algérie

Ghaza : Washington et Tel-Aviv s’opposent au cessez-le-feu

Israël est sourd aux appels au cessez-le-feu dans la bande de Gaza qui se multiplient à travers le monde. L’Etat hébreu veut, au contraire s’installer dans la guerre. « L’offensive contre le Hamas sera élargie autant que nécessaire », a affirmé dimanche le ministre de la Défense Ehud Barak avant la réunion du cabinet au ministère de la Défense à Tel Aviv.

« Cette opération ne sera pas facile. Elle sera élargie et intensifiée autant que nécessaire », a déclaré M. Barak à des journalistes.

Israël a lancé samedi soir une offensive terrestre d’envergure contre le Hamas, promettant de « prendre le contrôle » de sites de tirs de roquettes palestiniennes dans la bande de Gaza.

De son côté, le président du parlement iranien Ali Larijani a prédit dimanche que la bande de Gaza deviendrait un « cimetière » pour les Israéliens.

Aussi les appels au cessez-le-feu dans la bande de Gaza lancés dimanche risquent-ils de rester lettre morte.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a discuté pendant quatre heures samedi soir de la situation à Gaza sans pouvoir s’entendre sur un texte appelant à un arrêt des hostilités. D’emblée, les Etats-Unis, qui disposent d’un droit de véto au conseil, avaient fait savoir qu’ils ne souhaitaient pas voir cette réunion déboucher sur un « produit » (résolution ou déclaration formelle), ont indiqué des diplomates. Les Etats-Unis veulent « un cessez-le-feu durable » qui ne revienne pas au statu quo. « Ce qui s’est passé au Conseil de sécurité est une farce qui montre l’ampleur de la domination sur ses décisions exercée par l’Amérique et l’occupant sioniste », a réagi, dans un communiqué, le mouvement islamiste Hamas, cible d’Israël.

Quant au secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon, il avait demandé la fin immédiate de l’offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza, avant la réunion d’urgence samedi soir du conseil de sécurité. Lors d’un entretien téléphonique samedi avec le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, il lui a fait part « de son extrême préoccupation et de sa déception » après le déclenchement de l’offensive terrestre.

T.B.

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