Le Matin d'Algérie

Ghaza, les princes et les valets

La tragédie que vit en ce moment Ghaza dure en fait depuis 1948 et même depuis les accords Sykes Picot de 1916. Et elle est même indissociable de la culture s’abreuvant au mythe de la nation musulmane. Franchement depuis 1948, les palestiniens ont beaucoup plus subi les comportements inconséquents des musulmans, qui s’en souviennent par des formules incantatoires supposées être le remède de leurs maux. Détrompons- nous, le monde arabe n’a eu de cesse de manipuler la cause palestinienne. Nasser avec Choukeiry larbin de service du chef égyptien qui tout au long de ses discours guerriers, lui tout comme ses homologues arabes ,ont servi la propagande israélienne.

Il y a un conflit israélo-arabe, le mignon David contre l’horrible Goliath. Il aura fallu l’IntIfadha de 1987 pour que le monde sache qu’il y a un conflit israélo-palestinien. Recadrage nécessaire, qui a permis la proclamation de l’état palestinien à ALGER en 1988, suivi des attributs d’un état incarné par l’Autorité palestinienne aujourd’hui réduite à presque rien .

Les palestiniens ne dérogent pas au triste statut dont se sont auto gratifiés les musulmans. Il serait plus juste de dire que c’est l’archaïsme de la pensée des populations des pays musulmans moins quelques unes asiatiques, qui fait qu’elles peinent à intégrer leur contemporanéité.

C’est cette culture maladive de s’en remettre au Tout Puissant pour le moindre geste, c’est cette absence flagrante de l’Ijtihad, donc de la Raison qui illustre cette immense tragédie transcontinentale.

Les états arabes sont coiffés par des potentats, princes chez eux et valets chez leurs maîtres occidentaux. Un terrible silence règne dans leurs palais, celui de la honte, de la compromission!

C’est pas plus glorieux chez les populations souvent résignées, defaitistes, incapables de s’organiser autour d’un pole de changement.

C’est cette tétanisation qui est inquiétante, le monde s’ouvre, nous nous enfermons dans des rêves mythiques, et oublions que le monde se fait sans nous. Tout au plus on pleure devant nos téléviseurs, le drame de Palestine, écoutons encore Fayrouz ….

A ce propos, qui traduit les oeuvres universelles ? Mis a part le Liban, les pays arabes ronronnent et exhibent dans le meilleur des cas des textes religieux relevant des traditions musulmanes.

A ce propos, c’est bien un Imam de chez nous qui nous a conseillé qu’entre tradition et raison, il faut choisir la raison.

Alors que les palestiniens fédèrent leurs forces, qu’ils n’exhibent plus comme ils le font leurs dissensions, que leur diaspora joue le jeu, qu’ils créent des relais, des lobbies, et que les pays arabes cessent de se servir et pensent qu’El Quods El Cherif est sans cesse violenté.

Salutations

Abdelkrim Badjadja

Technical Adviser

Center for Documentation & Research

Ministry of Presidential Affairs

Abu Dhabi- United Arab Emirates

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