Le Matin d'Algérie

L’anthropologue Malek Chebel inhumé chez lui à Skikda

L’anthropologue des religions Malek Chebel, décédé samedi à Paris, a été inhumé aujourd’hui dans sa ville natale de Skikda, dans le nord-est de l’Algérie, a constaté une journaliste de l’AFP.

Plusieurs dizaines de personnes ont accompagné le défenseur de « l’islam des lumières » à sa dernière demeure, dans le cimetière situé à la périphérie de Skikda (600 km à l’est d’Alger), où il était né en 1953. « Il a dédié sa vie à diffuser l’islam dans son acception moderne (…) C’est l’ambassadeur de l’islam et de l’Algérie », a déclaré l’imam.

Dans la matinée, le cercueil du défunt avait été exposé à la Maison de la Culture de la ville. Parmi les personnalités présentes, figurait le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi qui a salué en Malek Chebel une « figure qui, par ses pensées et ses oeuvres, a brillé pendant près de trois décennies ».

Azzedine Mihoubi a déclaré que son ministère réfléchissait à la création d’une fondation au nom de l’anthropologue qui « comprendra des penseurs nationaux et étrangers (…) en vue de promouvoir et poursuivre » sa pensée et ses projets. « La mort de Malek est une perte pour Skikda où il revenait souvent, pour l’Algérie et la France », a déclaré Zohra, une amie qui l’avait connu à Paris. « Dommage qu’il ne soit pas très connu dans son pays », a-t-elle ajouté.

L’anthropologue avait acquis sa notoriété en France où il s’était installé en 1980 après avoir obtenu une licence en psychologie clinique à Constantine, dans l’est algérien. Ce brillant intellectuel, réputé pour son ouverture, s’était employé à développer une image libérale de l’islam, étudiant des thèmes qui pouvaient paraître iconoclastes, comme la sexualité arabe. Il voulait contribuer par ses études à voir l’Orient et l’Occident s’éloigner des « lieux de confrontation » où les extrémistes veulent les conduire.

Avec AFP

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