Sur le plateau de la chaîne TV DzairNews (*), Chakib Khelil, a taclé ouvertement le gouvernement d’AbdelMalek Sellal, lui reprochant son manque de vision et l’absence de «tableau de bord» pour la conduite des projets.
Concernant les dépenses de l’Etat, l’ex-ministre de l’Energie s’est montré critique sur la manière de gérer les finances. Il reproche notamment le rôle interventionniste de l’Etat dans les projets de constructions des logements et pour l’emploi de jeunes. Il précise qu’il est pour le retrait de l’Etat de ce genre d’entreprises, pour laisser au privé et aux banques le soin de les financer. Il pense que le gouvernement pourrait faire beaucoup plus avec les ressources financières dont il dispose actuellement, mais que ses réformes ne sont pas assez fortes pour arriver à des résultats plus probants.
Questionné sur la pertinence du choix d’un prix référence de 50 dollars US pour l’établissement de la loi de finances 2017, l’ex-accusé de détournement de fonds, s’est dit favorable à ce choix.
Il émet cependant des réserves quant à la conclusion d’accords entre les membres de l’OPEP lors de la prochaine réunion de Vienne. « Ça serait une situation catastrophique pour les membres de l’OPEP au point que les finances, et les équilibres macro-économiques seraient menacés. La menace toucherait également les monnaies qui pourraient perdre beaucoup de valeur, sans oublier la hausse vertigineuse de l’inflation », glisse-t-il.
Se faisant grand clerc, il prédit également, dans le cas optimiste d’un accord, la chute du prix du baril de pétrole largement sous la barre des 50 dollars, en fin de l’année 2016 jusqu’à la moitié de l’année 2017, le temps de résorber le superflu de 2 millions de baril/jours existant actuellement. Pour lui la menace qui plane sur la rencontre de Vienne, concerne justement le superflu de production occasionné par l’Iraq, la Libye et le Nigéria et non le conflit Irano-Saoudien.
L’ancien Monsieur pétrole est réhabilité par le clan au pouvoir. Et l’espacee que les télés privées clonées lui accorde est une autre preuve qu’un autre destin l’attend. Cette énième sortie participe au blanchissement par petites touches du Chakib honni ! Aussi, ces déclarations ont le mérite de préparer l’opinion publique à une année 2017 plus que difficile. Elles sont également des signes avant-coureurs d’un remaniement ministériel dont Abdelmalek Sellal ferit probablement les frais. wait and see le retour en Algérie du patient d’El Mouradia.
Hebib Khalil
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