Le roman de Yasmina Khadra « Ce que le jour doit à la nuit » a été élu, jeudi, meilleur roman de l’année 2008 en France par le magazine Lire et la radio RTL.
Boudé par les grands littéraires « parisianistes », malgré une critique enthousiaste et un gros succès de librairie, le livre finit par s’imposer.
Qualifié de « meilleur livre jamais écrit sur l’Algérie coloniale » par le journaliste Claude Sérillon, le roman de Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, a défrayé la chronique en Belgique, au Canada et en France, suscitant une grande stupéfaction auprès de nombreux critiques constatant sa « disqualification systématique » par les Grands Prix d’automne, « traditionnellement hostiles aux chantres de la littérature algérienne, de Dib à Boudjedra ».
Yasmina Khadra a emporté, le 7 novembre, le prix France Télévisions pour »Ce que le jour doit à la nuit » (Julliard), « un grand roman d’amour », selon François Busnel.
Les romans de Yasmina Khadra rencontrent un vif intérêt sur le plan international (traduit dans 33 langues). « Les Hirondelles de Kaboul » a été élu, rappelons-le, Meilleur livre de l’année aux Etats-Unis (2005), « L’Attentat », Meilleur livre de l’année en Allemagne (2008).
