Le Matin d'Algérie

Yasmina Khadra persona non grata au Salon du livre d'Alger ?

Yasmina Khadra s’est fendu d’une texte court dans lequel il révèle qu’il n’a pas été invité au Salon international du livre d’Alger.

« Chères lectrices, chers lecteurs, je suis sincèrement désolé de ne pouvoir me joindre à vous à l’occasion du Salon du Livre d’Alger. Cette année encore, les organisateurs du SILA n’ont pas jugé utile de m’inviter. Il ne s’agit donc ni d’un caprice de ma part ni d’un engagement ailleurs”, a explique l’auteur algérien sur sa page Facebook. Il est manifeste, selon ce message, que l’auteur aurait aimé rencontrer les lecteurs algériens.

Le romancier algérien le plus prolifique aurait-il été oublié par les organisateur de ce salon ? Peu probable. En revanche que depuis qu’il a quitté son poste de directeur du centre culturel algérien de Paris, Mohamed Moulessehoul a repris sa liberté de parole. Ainsi à la faveur de la pseudo-présidentielle de 2014, il a montré son oppposition franche à un quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. « Cette histoire de 4ème mandat trahit l’inconsistance d’un régime qui a gaspillé tous ses atouts et qui cherche des prolongations en misant sur un coup de théâtre. Le régime est un zombie, un mort-vivant aux abois », a-t-il déclaré au Journal du dimanche, un hebdomadaire français. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, l’Algérie est un pays livré aux prédateurs et aux prévaricateurs, et ça semble arranger tout le monde, sauf le petit peuple ».

Après des positions aussi franchement opposées au régime, l’auteur s’est manifestement attiré le courroux des « régnants ».

H. A.

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