Le Matin d'Algérie

Sid Ahmed Ghozali : « Les prochaines présidentielles seront du cinéma»

« Je ne me présenterai pas au prochain suffrage électoral de 2009 car, tout simplement, ça sera une pièce théâtrale dans laquelle je ne voudrais pas être un figurant, et dans ce cas là, ce serait mentir à moi-même », telle est la réponse de Sid Ahmed Ghozali, ex chef du gouvernement, président du Front Démocratique, au Fatour Essabah d’El-Khabar.

Pour Sid Ahmed Ghozali, le Président qui sera élu lors des présidentielles de 2009 est connu d’avance « car il est désigné d’avance comme il l’a été durant les élections de 99 et 2004 ».

 » J’ai décidé, depuis 2004, de ne plus jouer la comédie, une comédie qui donne une crédibilité au système en place, et moi je refuse de monter à bord d’un train alors que je sais qu’il se dirige en enfer ».

« Ce qui m’importe, en tant que citoyen et en tant qu’Homme politique, c’est la volonté du système de bâtir un pays de droit même graduellement … Je pense que pour réaliser cela, il faudra un changement révolutionnaire, et commençons d’abord par le respect de la loi ». L’homme à la cravate papillon pense que la modification introduite, par le président, à la constitution « est un non événement ».

Le Gouvernement ment aux Algériens

Sid Ahmed Ghezali, s’est interrogé : « Comment les responsables Algériens peuvent dire que la crise mondiale ne nous touchera pas, au moment où elle a secoué la plus grande puissance mondiale, les Etats Unis d’Amérique ? », pour répondre, ensuite, en mettant en garde contre de fâcheuses conséquences si jamais on venait encore une fois à « mentir au peuple ».

Selon Ghezali, « le pétrole n’est pas un inconvénient mais un avantage », et il a déclaré que « celui qui répand que l’idée de compter sur le pétrole nous renvoie en arrière, a tort ». La question renvoie à l’échec des responsables, et à l’échec de bâtir une économie basée sur la force créative, et il a indiqué « Citez moi un pays où le président se réunit avec son chef du Gouvernement pour régler la crise de la pomme de terre ? ».

Il a rappelé la déclaration du chef du Gouvernement Abdelhamid Brahimi, de 1983, en disant que « l’Algérie était protégée de la crise financière, et il a déclaré, officiellement, que l’Algérie s’était débarrassée de la dette », affirmant que la déclaration, en pleine crise, était mensongère, et l’Etat avait essayé « de faire taire les Algériens avec des bananes, déboursant pour cela des sommes faramineuses, mais deux ans après les prix du pétrole avait dégringolé de 45 à 11 dollars le baril, et tous les investissements avaient été bloqués sachant que le nombre de chômeurs était passé à un million et demi».

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