Comme prévu par la nouvelle Constitution, Ahmed Ouyahia a été nommé samedi Premier ministre immédiatement après sa démission de son poste supprimé par la révision constitutionnelle adoptée mercredi, a annoncé ce samedi un communiqué officiel.
Abdelaziz Bouteflika « a procédé samedi à la nomination du Premier ministre, après la démission du chef du gouvernement et des membres du gouvernement, survenue à la suite « de la promulgation de la loi portant révision de la constitution », indique le communiqué. Seule surprise, le ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, n’a pas été reconduit à son poste, poste qui a été supprimé. Un poste de secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la communication a été créé et confié à Azzedine Mihoubi, qui était directeur de la Radio nationale.
Le Chef de l’Etat a chargé Ahmed Ouyahia de présenter, en Conseil des ministres, son plan d’action pour la mise en oeuvre du programme du président de la République. Ce plan d’action, précise le texte, sera ensuite soumis à l’Assemblée populaire nationale puis présenté devant le Conseil de la nation (Sénat), en application des dispositions de la Constitution. Entendre: il importe que le président sortant dispose d’un bilan qui soit un tant soit peu crédible en vue de l’élection présidentielle d’avril prochain, même s’il semble acquis que les jeux sont joués d’avance, et que sa réélection s’inscrive dans l’ordre des choses.
H.Z avec agences
