Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) compte bien participer à la prochaine élection présidentielle d’avril 2009 mais la conditionne à « la présence massive d’observateurs internationaux » au scrutin. « Nous nous présenterons si la surveillance internationale massive et qualifiée sera là pour garantir fidèlement un scrutin libre et régulier », a annoncé mardi à Alger son président Saïd Sadilors d’une conférence de presse au siège de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Le chef du RCD commet une contradiction d’autant plus étonnante qu’il annonce le rejet du projet de révision de la constitution algérienne qui sera soumis mercredi au Parlement. « Nous allons voter contre le projet de révision de la constitution », a déclaré M. Sadi qui a participé aux présidentielles de 1995 et 2004.
« Les amendements proposés remettent en cause les équilibres formels des pouvoirs pour consacrer la personnalisation du régime », a jugé le président du RCD, qualifiant cette révision de « coup de force constitutionnel ».
Pourquoi dès lors cautionner un scrutin dont on annonce qu’il est le fait d’un « coup de force constitutionnel » ?
Et comment penser qu’une « présence massive d’observateurs internationaux » pourrait empêcher un « coup de force constitutionnel » ?
Le Parlement doit se prononcer notamment sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, permettant une troisième candidature du président Abdelaziz Bouteflika à l’élection prévue au printemps 2009.
L.M.
