La rive mostaganemoise est vue comme une poubelle à ciel ouvert par beaucoup de gens chez nous. Et dire qu’il y a encore des responsables qui parlent de tourisme !
Le constat fait par ce reportage photos est terrible, angoissant et alarmant : en surface et au fond, les mêmes déchets marins faits de sachets, de cannettes et des bouteilles de bière et de vin et autres emballages en plastique, des bouts de chiffons, des objets divers…
Des écosystèmes marins risquent de disparaitre à jamais avec eux une faune et une flore marine disparaîtront si personne ne fait. Parce que le plastique est responsable de la destruction de la biodiversité : des millions de sacs plastiques jonchent des centaines de kilomètres de côtes du littoral algérien, et tuent des milliers d’animaux marins chaque année. Ils étouffent, étranglent ou empoisonnent de nombreuses espèces marines tels que la sardine, le thon, qui les ingèrent car ils les confondent avec des proies ou en les absorbant avec le plancton. Pour un élément de plancton, d’après des spécialistes, on trouve souvent 40 éléments plastiques de même taille et « les particules en matière plastique ingérées par les organismes marins introduisent dans la chaîne alimentaire des toxines que nous retrouvons ensuite dans nos assiettes », L’horreur. Il est impossible de revenir en arrière !
Les sacs plastiques sont interdits dans certains pays. En revanche, la législation sur le sac plastique en Algérie est presque inexistante, ignorée ou pas une priorité … Normalement, les sacs plastiques non biodégradables ne devraient plus être distribués gratuitement aux caisses ! La vente de sacs, cabas réutilisables, déjà utilisés par une minorité dans les supermarchés devra être généralisée et encouragée. Mais les sacs « sortie de caisse » sont toujours là avec les dégâts que l’on sait sur l’environnement.
Jusqu’à quand ? Où va-t-on comme ça ?
Les consommateurs ont un grand rôle à jouer concernant l’utilisation de sacs plastiques : ils doivent adopter une consommation responsable en refusant les sacs plastiques, et en amenant systématiquement leurs sacs cabas avec eux pour faire leurs courses. Ou utiliser des sacs biodégradables ou compostables.
Si personne ne fait rien, nos rives et nos plages, déjà très polluées et sales ressembleront à des poubelles. C’est déjà commencé. Et si une politique radicale et citoyenne n’est pas entreprise assez rapidement, la catastrophe sera irréversible sur tous les plans : santé, environnement et esthétique.
De Mostaganem, Si Merabet Nour Eddine
Le triste décor qu’offrent nos plages.
Le décor est le même pour tout le littoral algérien.
