Dans le discours de Bouteflika de ce mercredi matin annonçant la révision constitutionnelle, le chef de l’Etat cite, parmi les motifs qui l’ont conduit à « enrichir le système institutionnel avec les fondements de la stabilité, de l’efficacité et de la continuité », ce motif inattendu : « la protection des symboles de la glorieuse révolution devenus aujourd’hui les symboles constants de la République, en ce qu’ils représentent comme héritage éternel pour l’ensemble de la nation afin que nul ne puisse y toucher, les altérer ou les manipuler, et ce en conférant à ces symboles la place constitutionnelle qui leur est due. »
Ce discours sibyllin pourrait sous-entendre la pénalisation – ou la criminalisation – de toute expression jugée contraire à « l’esprit de novembre ».
L.M.