Le Matin d'Algérie

Le député Tahar Missoum interdit de parole à l’assemblée

Le tonitruant Tahar Missoum est puni. Il est invité à se taire par le président de l’APN.

L’Etat civil version Bouteflika connaît de sacrées avancées. Avec l’interdiction d’une émission de la chaîne KBC appartenant au groupe El Khabar c’est carrément un député qui est interdit de parole. Le président de l’APN Mohamed Larbi Ould Khelifa a interdit au député Tahar Missoum de prendre la parole et de participer aux travaux de six séances plénières. Raison de cette mesure bien particulière ? La conduite « incorrecte » au sein de l’hémicycle et son exploitation de cet espace pour « insulter et injurier » les cadres de l’Etat, estime le président de l’APN. Ould Khelifa tient donc sa revanche après que l’intenable Missoum l’avait traité de plus mauvais président de l’APN.

Dans un communiqué rendu public dimanche, il est précis que « vu les comportements incorrects et répétés du député Tahar Missoum au sein de l’hémicycle et son exploitation de cet espace pour insulter et injurier les cadres de l’Etat jusqu’à porter atteinte à leur honneur et dignité, et après l’avoir averti de se conformer au règlement intérieur, après plusieurs avertissements pour s’en tenir au sujet du débat, il a été décidé conformément aux clauses du règlement intérieur de l’APN notamment les articles de 75 à 78 relatifs aux mesures disciplinaires, d’interdire à ce député de prendre la parole et de participer aux travaux de six séances plénières et ce afin d’éviter de tels comportements déplorables qui ne cadrent pas avec la noble mission de député ».

Désormais l’impertinent est averti. Missoum qui avait interpelé le ministre Abdeslam Bouchouareb concernant sa double nationalité et a aussi étrillé Amara Benyounès doit se tenir à carreaux.

Alors que toute activité politique est soumise au desiderata du pouvoir, voilà que même au sein de l’APN, on interdit maintenant la parole.

L.M./APS

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