Le Matin d'Algérie

Syndicats autonomes en lutte : Les universités paralysées par un mouvement de grève

Plus de 90% des enseignants universitaires ont répondu favorablement au mouvement de grève de trois jours lancé par le syndicat autonome.

La communauté universitaire est en grève à partir d’aujourd’hui samedi et ce pour trois jours. Plusieurs universités sont ainsi paralysées jusqu’à lundi prochain, telle l’universités d’Oran, de Mascara. Pour le Cnes cette grève est une riposte aux différentes promesses non tenues par la tutelle, concerantr la revalorisation des salaires de l’enseignant universitaire. M. Rahmani, coordinateur national du Conseil national de l’enseignant supérieur (Cnes) s’est dit satisfait de ce que « L’appel à la grève ait reçu un écho positif. » « Je peux vous dire qu’à l’échelle nationale, toutes les universités ont suivi le mot d’ordre, à savoir un arrêt de travail de 3 jours», a-t-il déclaré à la presse.

Nous espérons que la mobilisation sera de même pour les deux journées restantes », a souligné le porte-parole du Cnes. Celui-ci fera remarquer sur une note d’optimisme que le bureau du Cnes a reçu, hier vers 14h, 28 rapports de différentes universités indiquant pour la plupart que le taux de suivi de la grève a atteint les 100%. A l’université de Bouzaréah, à Alger, 230 enseignants sur les 250 ont pris part à l’assemblée générale tenue dans la matinée au sein de l’amphithéâtre.

Le CNES a appelé à ce mouvement de grève pour protester contre la nouvelle grille des salaires qui a été concoctée, selon les termes du communiqué rendu public par le syndicat  » à l’insu des véritables partenaires sociaux, et n’a pas été à la hauteur des aspirations des enseignants».

La contestation de la nouvelle grille de salaires des fonctionnaires est en train de s’étendre et de prendre forme. Diverses organisations syndicales sont, en effet, montées au créneau ces derniers jours.

Outre I’intersyndicale constituée par le CLA, Cnapest, Satef, Snapap et la Snte, qui a mis au point son plan de bataille lors d’une réunion tenue jeudi au siège du Snapap, le Syndicat algérien des paramédicaux (Sap) ainsi que le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy) qui représente les quelque 3 300 praticiens exerçant dans les différents secteurs de la Fonction publique, ont rejoint le mouvement de protestation. Ce dernier syndicat avait programmer d’organiser un sit-in, aujourd’hui devant la direction générale de la Fonction publique.

Rédaction nationale le Matin

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