Le Matin d'Algérie

Le gouvernement veut réformer le système de retraites

L’Algérie, frappée par une très forte baisse de ses revenus pétroliers, va réformer son système de retraites qui fragilise les finances publiques, selon un communiqué officiel publié lundi.

La réforme va se traduire par la suppression du départ à la retraite sans condition d’âge. L’âge de départ est maintenu à 60 ans. L’Algérie, pays de 40 millions d’habitants, comptait plus de 2,7 millions de retraités au 31 décembre 2015, selon les chiffres officiels.

La décision de réformer le système a été prise après une réunion lundi de la Tripartite formée du gouvernement, du patronat et de la Centrale syndicale. Les participants à la Tripartite et afin de préserver et consolider le dispositif national de retraite, considèrent que les conditions actuelles ne permettent plus le maintien du départ à la retraite sans condition d’âge, explique le communiqué conjoint du gouvernement et des partenaires sociaux.

Le texte juge le maintien de ce dispositif (…) dommageable aussi bien aux équilibres financiers de la Caisse nationale de retraite qu’à l’outil de production qui enregistre chaque année d’importantes déperditions au niveau de ses ressources humaines, notamment les plus qualifiées, poursuit le texte.

Dans le système en vigueur, toute personne ayant cumulé 32 ans d’activité peut partir à la retraite sans attendre l’âge de départ légal de 60 ans. Il permet aussi à tout cotisant de cesser son activité sans avoir cotisé pendant 32 ans et sans attendre l’âge de 60 ans.

En 1994, l’Algérie avait aussi mis en place une procédure de retraite anticipée pour atténuer les effets d’un Plan d’ajustement structurel de son économie (PAS) qui s’était traduit par la suppression de dizaines de milliers d’emplois. La procédure permettait aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes de plus de 45 ans de prétendre à la retraite.

AFP

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