Le Matin d'Algérie

"Une mesure de censure incompatible avec la conception de l’Etat de droit", déclare Reporters sans frontières

« Cet acte témoigne, encore une fois, de l’acharnement des autorités algériennes à l’encontre du directeur du journal Le Matin (suspendu depuis 2004). Son précédent livre « Les geôles d’Alger » avait été interdit lors du Salon du livre d’Alger en 2007. Cette nouvelle mesure de censure, sans base légale, est incompatible avec la conception de l’Etat de droit dont se réclament les dirigeants algériens », a déclaré hier Reporters sans frontières à propos de la saisie du manuscrit du nouveau livre de Mohamed Benchicou, « Journal d’un homme libre ».

RSF qui rappelle que le texte a été saisi, le 19 octobre 2008, suite à une perquisition des agents de police dans les locaux de l’imprimerie, a contacté Mohamed Benchicou. « Madame Toumi a fait justice elle-même en optant pour une lecture unilatérale du droit, dont le rôle est strictement réservé aux juges. Selon la ministre, mon livre doit être interdit à cause de son manque de patriotisme. Cet argument a toujours été utilisé dans l’histoire par les pires dictatures pour pouvoir écarter les idées hostiles au pouvoir. a-t-il déclaré.

RSF souligne que Mohamed Benchicou risque jusqu’à deux ans de prison s’il procède à la publication de son nouveau livre. En 2004, il avait été condamné et incarcéré au centre de détention d’El-Harrach (près d’Alger) pendant deux années.

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