Les ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont décidé vendredi 24 octobre de réduire leur production de brut de 1,5 million de barils par jour à partir du 1er novembre, a annoncé le ministre du Pétrole d’Arabie Saoudite, Ali al-Nouaïmi.
L’Opep va « réduire sa production de 1,5 million de barils par jour » à partir du 1er novembre, a annoncé le ministre saoudien à l’issue de la réunion d’urgence d’à peine quelques heures à Vienne.
Les ministres s’étaient réunis pour tenter d’enrayer la chute des prix du pétrole qui a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le 11 juillet lorsqu’il avait atteint le cours record de 147,50 dollars le baril.
Cependant sur le marché le prix du brut a continué sa dégringolade vendredi à près de 61 dollars à Londres et 63 dollars à New York après l’annonce de la décision de l’Opep de baisser sa production.
La conférence a décidé de baisser son plafond de production actuel « de 1,5 million de barils par jour pour le faire passer de 28,8 mbj à 27,3 mbj », a poursuivi le ministre saoudien.
Il a ajouté qu’une deuxième baisse n’était pas envisagée ultérieurement pour l’instant. Le ministre a précisé que la baisse serait répartie proportionnellement entre les pays de l’Opep en fonction de leur niveau de production.
« Prix déterminés par le marché »
Le président actuel de l’Opep, l’Algérien Chakib Khelil, a lui déclaré pendant la conférence de presse de clôture que le cartel ne s’était pas fixé de fourchette ou de cible de prix à défendre.
« Les prix sont déterminés par le marché ». Lorsqu’en juillet le prix était autour des 147 dollars cela « n’a pas eu d’impact sur l’inflation ni sur la croissance ».
« Cela vient de la mauvaise gestion des économies, de la crise des prêts hypothécaires à risques (subprimes) et des conséquences de ces crises », a encore expliqué Chakib Khelil.
Avant la réunion il s’était prononcé pour une réduction modérée de la production de l’Opep pour éviter d’aggraver la crise financière internationale tout en remarquant qu’une baisse trop modeste ne calmerait pas la spirale baissière.
Pour l’analyste David Kirch, de PFC Energy, l’Opep fait actuellement face à « son plus gros défi » depuis la crise asiatique il y a dix ans, car elle doit stopper la chute des prix pétroliers sans aggraver pour ses clients les pays consommateurs l’impact de la crise financière la plus grave depuis 1929
