La guerre déclenchée par le pouvoir algérien depuis un moment à Issad Rabrab, semble atteindre son paroxysme. En effet, et 24 heures seulement après avoir retiré ses spots publicitaires de la chaîne Ennahar, le propriétaire du groupe Cevital essuie un véritable raid de calomnies, et devient la cible d’une campagne infâme qui vise à en faire le bouc-émissaire parfait de tous les maux du pays.
Dans son édition d’aujourd’hui, le groupe Ennahar se lâche et accuse ouvertement Issad Rabrab, de « riche de guerre, ayant construit son empire sur le malheur des Algériens » ! En la matière, Anis Rahmani et ses médias ne sont plus à leur première attaques contre ceux qui se dressent devant le clan Bouteflika. Il est manifeste qu’il a été chargé de mener la charge. Il active le journal et sa télévision, deux outils de propagande pour s’attaquer à Cevital, deuxième exportateur algérien après Sonatrach.
Ce n’est pas une première. Le groupe Ennahar transgresse, encore une fois, toutes déontologies et réserves, lorsqu’ils lui reprochent d’avoir bénéficié du soutien des DRS pour asseoir sa domination sur le marché du sucre et d’huile, privant les Algériens, dans des optiques spéculatives, de ces denrées indispensables durant les années 1990! Plus grave encore, l’article parle d’un financement fantôme qu’aurait apporté le groupe Cevital aux terroristes des GIA, occultant volontairement les sabotages terroristes dont ont été victime ses nombreux projets durant la décennie noire !
Et comme le groupe Ennahar n’a décidément aucune retenu, il surenchérit en prétendant détenir des preuves écrites fournies par des ex-ministres algériens et d’autres sources occultes! Le septuagénaire est accusé également de manipuler la rue kabyle, en collaboration avec Saïd Sadi, pour semer le trouble, jouer avec la stabilité et comploter contre le pays!
Construit à la hâte, et lançant des accusations tous azimuts, le dossier comprend également un pseudo-reportage (**), qui sera diffusé incessamment, pour étayer ces diffamations fourbes mais néanmoins dangereuses. Des véritables hymnes à la haine qui peuvent avoir des conséquences malheureuses sur le groupe Cevital et ses propriétaires, lors qu’on connaît la capacité de nuisance d’Ennahar, sa cote d’écoute auprès des populations rurales et sa relation malsaine avec le pouvoir en place. Dès lors, on peut s’attendre à une escalade violente, qu’animeraient les flagorneurs habituels du gouvernement, afin de mener le combat sur le terrain déjà conquis de « l’injustice » algérienne.
Le groupe Ennahar est devenu, en quelques années, une véritable machine de guerre médiatique, entièrement au service du pouvoir en place et de l’islamisme radical. On peut lire notamment des titres abrutissants sur les djinns frappeurs, ou d’endoctrinement sur l’obéissance de la femme à son mari, ou encore de complaisance envers un Chakib Khelil durant sa tournée des Zaouïa. Ce média, ainsi que ses frères jumeaux d’Echourouk, d’El Bilad et même d’El Heddaf, prouvent s’il y a besoin, le degré de déliquescence qu’a atteint le paysage médiatique algériens sous l’impulsion du règne despotique de Bouteflika et de sa cour.
L’espoir né après octobre 1988, de voir émerger une presse libre et forte, au service des institutions républicaines et de la démocratie, qui a résister au prix du sang à un terrorisme obscur et barbare, est en train de sombrer tels de navires, dans les flots troubles et agiter d’une matrice belliqueuse. L’épisode d’El Khabar, et la compagne de dénigrement mené à l’encontre de son futur acquéreur, s’inscrit dans un long processus entamé par Bouteflika lors de la fermeture du Matin, et qui vise l’uniformisation de la couleur médiatique et de l’asservissement de celle-ci.Après le vide dans le paysage politique, le néant dans le panorama médiatique !
Hebib Khalil
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