Qui a dit, hier samedi, cela, devant des chefs d’Etat et de gouvernement ? « La démocratie et l’Etat de droit sont deux préoccupations majeures pour l’Algérie qui, depuis l’indépendance, a accompli de grandes réalisations dans l’édification d’un Etat moderne et d’une société ouverte sur le monde. La démocratie, les droits de l’homme et l’exercice des libertés fondamentales sont aujourd’hui des acquis auxquels le peuple algérien est très attaché.»
Vous avez deviné : c’est le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, le jour où l’opinion nationale et internationale apprenait que la police algérienne venait de brûler un livre à l’imprimerie sur « ordre venu de très très haut ».
M. Bouteflika prononçait à Québec cette avantageuse allocution au 12e sommet de la francophonie pendant que sur les télescripteurs tombait la nouvelle d’une descente policière musclée à l’imprimerie Mauguin de Blida, en Algérie qui, « depuis l’indépendance, a accompli de grandes réalisations dans l’édification d’un Etat moderne et d’une société ouverte sur le monde. »
Et pour les derniers scepiques, le chef de l’Etat rassure : « ma présence aujourd’hui parmi vous, souligne l’appréciation de l’Algérie quant aux idéaux, aux objectifs et à l’action de l’OIF. »
A quoi tient, aujourd’hui, à l’heure d’internet, la parole d’un président…
L.M.
