Les choses se corsent pour l’Algérie. Pour la première fois dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais “l’affaire RCK”, la FIFA vient de s’impliquer en adressant à la Fédération algérienne de football une lettre datée du 14 octobre, qui ne souffre en fait d’aucune ambiguïté : la FAF doit exécuter les injonctions du TAS de Lausanne et faire accéder le RCK en D1 dans les plus brefs délais.
Dans cette correspondance, signée par la commission disciplinaire de la FIFA, il est demandé à la FAF où en est actuellement l’application de la sentence rendue le 29 septembre 2008 par le TAS de Lausanne.
Et lorsque la machine FIFA se met en marche, il est ensuite difficile de renverser la vapeur.
De ce fait, l’instance zurichoise demande à la FAF de lui faire parvenir un rapport à ce sujet dans les sept jours qui suivent, c’est-à-dire le 21 octobre (mardi prochain). Pourquoi ce délai ? Tout simplement parce que le comité exécutif doit se réunir le 22 octobre prochain, à l’occasion du tirage au sort des groupes des éliminatoires CAN-Coupe du monde 2010. Le message est clair : l’Algérie risque la suspension du mondial 2010.
En fait, il ne faut aucunement être leurré par le ton très diplomatique de la lettre adressée par la FIFA, car c’est toujours dans ce style que l’instance du football mondial s’adresse aux associations nationales qui lui sont affiliées, mais cela n’empêche pas la fermeté avec laquelle sont prises les décisions. Dans le même temps, la rumeur laisse entendre que du côté de la FAF, il y aurait eu une tentative de médiation avec les dirigeants koubéens et plus précisément leur président, Omar Rebrab, mais sans grand succès, car ce dernier a annoncé qu’il ne répondrait plus aux invitations de la FAF, puisque à deux reprises, Haddadj lui avait dit de venir récupérer son calendrier de Division I et les deux fois, il a attendu en vain.
F.G. (Sce : El-Moudjahid)
