Il semble moins pressé que son entourage : le président Bouteflika a pris tout le monde à contre-pied, dans la wilaya de Tlemcen, en évitant de soulever la question de la révision de la Constitution et celle de sa candidature pour un troisième mandat. Ni les banderoles déployées au centre-ville ni encore l’appel des universitaires pour la révision de la Constitution et un troisième mandat n’ont pas réussi à infléchir la position attentiste du chef de l’Etat.
On lit dans El-Moudjahid : « Des voix s’élevant de la foule ont demandé au Président de briguer un troisième mandat. La main sur le cœur, le Président a arboré un large sourire en guise de remerciements. »
Stratégie ou timing contrarié ?
Lors de la conférence de presse du 27 septembre, à l’issue de la session du Conseil national de son parti, Ahmed Ouyahia s’est cette fois-ci montré on ne peut plus clair :« La révision de la Constitution aura lieu, c’est une évidence.
Ce ne sera pas en mars 2009, elle est proche, proche ». Par la même occasion, M. Ouyahia a confirmé la candidature du président Bouteflika pour un troisième mandat.
Y.N. – Le Matin-