Le Matin d'Algérie

La violence intrafamiliale : plaidoyer pour la communication non violente

« Axxam anda ttaḍsan warrac, d argaz d tmeṭṭut i yeddan afus deg fus », Lemtel Aqbayli. « Une maison où les enfants rient : c’est l’homme et la femme qui se tiennent par la main », Proverbe kabyle

La fondation Tiregwa organise deux conférences avec Dr. Madjid Yesli, médecin de famille à Laval sur le thème de la violence intrafamiliale les journées du Samedi 19 mars à Montréal et Dimanche 20 mars à Ottawa en partenariat avec l’Association ACAOH.

La violence intrafamiliale, un phénomène qui touche toutes les communautés dont la communauté nord-africaine, a des impacts sur l’équilibre psychique et identitaire au sein de nombreuses familles qui souffrent en silence. Elle fait de nombreuses victimes au sein de la cellule familiale. Des enfants dont certains d’entre eux garderont de graves séquelles psychologiques. Il n’est pas exclu qu’ils deviennent eux aussi victimes ou auteurs de violence.

La violence intrafamiliale est un sérieux problème de santé publique qu’il faut dépister, prévenir et prendre en charge. La violence conjugale est l’une des facettes de cette violence. Il va sans dire que celle-ci a un impact majeur sur la famille et la société. En plus des couts économiques, les conséquences sur la santé mentale et physique sont bien connues.

Il faut alors en parler. Dr. Yesli cassera ce tabou dont souffre beaucoup de familles nord africaines en silence. Dans son exposé les 19 mars (à Montréal) et 20 mars (à Ottawa), il mettra l’accent sur le fait que seule la prise de conscience permet de s’attaquer aux racines de ce mal souvent indicible. Il répondra à certaines questions telles que : Pourquoi la famille est-elle aussi un lieu où s’exerce la violence? Quelle est l’ampleur de celle-ci au sein de nos communautés? Comment prévenir et agir? La famille n’est-elle pas censée être le berceau de l’amour, de la bientraitance et de l’épanouissement de ses membres?

La question de violence intrafamiliale est certes complexe, mais non point insoluble informera-t-il. Combien d’enfants, de femmes et d’hommes – ont mal à leurs familles – dans le secret ? Au sens le plus large, la grande famille humaine a la responsabilité de les accueillir sans les juger. En parler c’est déjà le début du changement. Promouvoir la culture de la bienveillance et de la non-violence, c’est laisser émerger le langage du cœur et du bien-être de nos communautés. Comme le souligne avec une grande douceur le vieil adage kabyle cité plus haut : Que rient les enfants dans la maison ou l’homme et la femme se tiennent la main.

Biographie :

Soyez au rendez-vous :

1. Samedi 19 mars à 14h à l’université UQAM, Amphitheatre R-M130, sis. 315 rue St-Catherines Est (Métro Berri-UQAM).

2. Dimanche 20 mars à 14h au Centre Communautaire Heron, sis. 1480 Heron Road, Ottawa.

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