Un millier de personnes dont une grande partie de personnels du centre hospitalier universitaire. ont manifesté jeudi dans les rues de Sétif.
En effet, la colère, l’indignation mêlées à de l’émotion étaient palpable parmi les professionnels de la santé à Sétif. Le manque de spécialistes et de matériel pour la prise en charge des malades ont été pointés du doigt par les professionnel de la santé à Sétif. Au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Saâdna-Abdennour de Sétif, on manque en effet de tout, selon de nombreux témoignages recueillis. Les médecins résidents sont vent debout. Ils revendiquent plus de moyens pour éviter des drames comme celui de mardi dernier.
Ce mouvement de protestation fait suite au tragique accident de mardi sur la route d’Alger. Le décès de deux médecins internes, Nabil Chérifi et Hafidha Sellami, Réda Boudjelida, chauffeur de l’ambulance ainsi que le nourrisson qu’ils évacuaient, dans un accident à Larbaatache (Boumerdès) a particulièrement marqué les esprits à Sétif. « Si on avait tout ce qu’il fallait ici il n’y aurait pas eu ce drame, le gouvernement dépense des milliards pour des projets fumeux mais pour la santé rien, raconte Nassim, un infirmier contacté jeudi soir. Ici c’est le ras-le-bol. On risque en plus nos vies en essayant de sauver d’autres, c’est le comble ». Les médécins résidents ont dû se résoudre à évacuer le défunt nourrisson sur Alger suite à l’absence d’une échocardiographie au CHU, indique-t-on.
De nombreux hôpitaux algériens sont confrontés à de nombreux problèmes. Outre l’absence de spécialistes, il y a un manque criard de matériel pour une prise en charge adéquate des patients. Pour exemple, on a tous en mémoire les nombreux mouvements de grève dans les services d’oncologie.
Au-delà, le tragique accident de l’ambulance soulève aussi la cruciale question de la sécurité routière. Les accidents de la route font des dizaines de victimes chaque semaine.
Yacine K.
