Le Matin d'Algérie

Appel à rassemblement samedi 06 février 2016 à 15h devant l’ambassade d’Algérie à Paris

L’objectif de ce mouvement est de contester contre la révision discriminatoire de la révision de la constitution algérienne.

Depuis son arrivée au pouvoir, Monsieur le président Abdelaziz Bouteflika, a changé deux fois la constitution algérienne qui a été adoptée par référendum en 1996. Dimanche prochain, nous allons assister à une troisième modification, toujours via un vote du parlement et sans même débattre les articles.

Il est évident que la nouvelle constitution sera adoptée, mais cela n’empêche qu’en tant que citoyens et associations nous devons montrer notre refus déjà à cette manière de faire autoritaire, même dictatoriale, mais aussi crier haut et fort que la nouvelle loi fondamentale algérienne ne fait pas le consensus nécessaire pour sortir de la crise politique actuelle et instaure la discrimination entre les algériens.

Et puis, ce qu’il manque aujourd’hui, c’est l’application des lois/articles de la constitution, notamment l’article 88, et non pas l’ajout ou la mise à jour de ses articles !

En effet, les articles 24 bis, 51, 73 et 178 vont favoriser la propagation d’un climat déjà tendu entre les composantes du peuple algérien. Or, la constitution a un but fédérateur ; elle doit œuvrer à la justice et l’équité entre tous les algériens.

Vendre du rêve aux Algériens vivant à l’étranger avec l’article 24-bis, en promettant la protection des droits et des intérêts, renforcer les liens avec la mère patrie n’est qu’un leurre pour qu’ils acceptent plus facilement les articles discriminatoires 51 et 73, mais surtout pour semer la zizanie entre eux et les algériens résidents en Algérie avec du favoritisme constitutionnel d’un côté et un doute sur leurs « algérianité » avec les deux autres articles.

Même la langue tamazight deviendra langue officielle déjà avec un article « Bis », en plus qui ne figure pas parmi les articles inviolables cités dans l’article 178, entre autre composante de société algérienne desservis avec camouflage, la faisant apparaître comme soutenue.

Ce projet de « re-révision » de la constitution se résume donc à donner un doigt pour arracher un bras, pour cela nous demandons à nos compatriotes de déclarer leurs refus de cette constitution de façon évidente qui ne laisse pas de doutes :

Algériennement !

Paris, le 04 février 2016

Salah Hadjab,

Président de l’Association de la communauté algérienne établie à l’étranger.

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