Miloud Chorfi n’aura pas duré longtemps à la tête de l’Autorité de régulation de l’Audiovisuel (ARAV).
Miloud Chorfi n’aura pas chômé longtemps. A peine limogé de son poste de patron de l’audiovisuel national qu’il est intrônisé sénateur dans le quota du chef de l’Etat. Il faut croire qu’en haut lieu on sait apprécier et remercier l’incompétence.
Car finalement, le désormais Miloud Chorfi pourra pantoufler pour les six prochaines années dans les allées du sénat avec tous les avantages dus à ce poste sans les tracas et pressions auxquels il était soumis quand il était à la tête de l’ARAV. Faut-il rappeler que les chaînes de télévision inféodées au pouvoir se sont permis toutes les outrances contre les opposants au pouvoir sans que Miloud Chorfi n’ait pu fait quoi que ce soit.
Miloud Chorfi n’avait pas les reins solides et assez d’autorité pour s’imposer notamment devant des télévisions assurées d’appuis puissants en haut lieu. Il a avoué, au cours d’une de ses interventions que « sur les 45 chaînes de télévision privées qui émettent en Algérie, cinq seulement ont une autorisation ». C’est dire l’anarchie qui règne dans ce secteur très sensible sur lequel le pouvoir veille et n’entend pas lâcher prise.
H. A.
