Le Matin d'Algérie

Sonatrach, l’autre mystère !

Une question s’impose en ces temps de vaches maigres : comment expliquer qu’une société nationale comme Sonatrach qui emploie des dizaines de milliers de personnes puisse encore garder tout ce personnel ?

Ces dizaines de milliers de salariés sont tous payés en moyenne deux fois sinon plus plus que les employés des autres sociétés d’Etat. C’est dire l’importance de la masse salariale nécessaire. Aussi, on s’interroge comme Sonatrach puisse se permettre de garder tout son personnel, ne licencier personne, garder ses mêmes hauts salaires malgré des pertes financières énormes pour la deuxième année consécutive et l’amputation de la moitié de ses entrées en devises, aujourd’hui encore plus même soit les deux-tiers ou même les trois-quarts de ses gains avec le pétrole à moins de 30 dollars le baril alors que tous les holdings pétroliers mondiaux licencient, réduisent leurs investissement et ralentissent leurs activités en attendant des jours meilleurs ?

Un autre mystère à l’algérienne ?

Non, pas de mystère ici, sauf si Sonatrach dispose elle-aussi au même titre que la RADP d’une planche à billets, une explication économique toute simple, Sonatrach n’a jamais été une société nationale comme toutes les autres, avec un budget avec deux colonnes : entrées-sorties, Sonatrach c’est l’Etat, son budget c’est le budget de l’Etat et tous ses employés sont payés directement par le contribuable.

Quelqu’un a-t-il une autre explication ?

Abdelkader Benardia

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