Mohamed Samraoui, ancien officier des services de renseignement algériens, réfugié en Allemagne, persiste et signe et accuse catégoriquement le diplomate Rachid Hassani, mis en examen à Paris, d’être le vrai commanditaire de l’assassinat de Ali Mecili à Paris en 1987, dans un communiqué publié par le site Algérie-politique (1). Il révèle également que le capitaine Aboud Hicham, réfugié en Belgique, est un « opposant de service” activant à la solde d’Alger.
Samraoui réagissait à un article d’un quotidien algérois, qu’il accuse de travailler » à la botte du colonel Faouzi » (responsable de la presse eu DRS). Le quotidien en question démentait Samraoui et disculpait Rachid Hassani témoignage d’Aboud Hichem à l’appui.
» Les masques finissent toujours par tomber, les officiels se murent dans le silence et chargent les honorables correspondants d´apporter leur secours à Hassani », écrit Samraoui.
« Le DRS aura beau faire appel aux opposants de pacotille pour discréditer mon témoignage, établir un faux passeport ou fabriquer une nouvelle légende à Rachid Hassani, j´apporterai la preuve par A+B qu´il s´agit bien du commanditaire de l´assassinat de feu Mécili, n´en déplaise à ceux qui veulent couvrir les criminels ou qui se dissimulent derrière la raison d´état. Ni les menaces, ni les intimidations ne perturberont ma quête de justice et de vérité « .
« Rachid Hassani n´échappera pas à la justice, s´il n´avait rien à se reprocher, il n´aurait jamais détalé comme un lièvre pour fuir les caméras (…) Après avoir joué sur l´homonymie, voilà qu´on nous ressort la blague du sosie », poursuit-il.
Répondant à Aboud Hicham, qu’il qualifie de « pseudo opposant dont je ne cite même pas le nom car il ne m´inspire que mépris, avanie et dégoût », Samraoui ironise : » De son lit d´hôpital l´opposant de service affirme doctement dans un canard connu pour ses accointances avec le DRS, que les photos parues dans Mediapart et FR3 ne représentent pas la même personne ; tiens c´est curieux, on ignorait qu´au Ministère des Affaires Etrangères il y avait deux chefs du protocole. Alors chiche, que le journaleux de service nous dise quel est le nom de cette personne ; ou mieux encore que cette personne se manifeste et le doute est levé et j´accepterai volontiers d´être considéré comme un menteur ».
Interpellant le capitaine Aboud Hicham, il déclare : » Tes lâches employeurs ont commis un crime abject qu´ils cherchent par tous les moyens de couvrir. »
Concluant toujours par l’ironie, Samraoui s’interroge : « Les faussaires du DRS vont-ils faire appel à Abderahmane Belayat, un ponte du système, pour abuser la justice et tenter de sauver Hassani ?
Lahouari K. – Le Matin
