Le Matin d'Algérie

Les sournoiseries qui entourent l'enterrement de Hocine Aït Ahmed

Apres le décès du monument historique de la révolution et de la démocratie, les chercheurs d’os sont à l’œuvre, pour apostropher l’autre défunt monument du verbe Tahar Djaout.

Surpris et paniqués, par la résonance populaire qui a suivi l’annonce du décès du dernier responsable, héros de la guerre de libération et du combattant infatigable postindépendance pour la démocratie et la souveraineté de la nation, des individus du sérail habitués aux empiétements, cherchent à récupérer le prestige et les hauts faits d’arme de Hocine Ait Ahmed, par la duplicité des coquetteries, l’hypocrisie et le mensonge.

Pourtant, dès les premiers mois de l’indépendance nationale, Ait Ahmed, faisait l’objet de diabolisation et était voué aux gémonies pour, ne pas avoir accepté la pensée unique et rentré dans le moule idéologique baathiste et dictatorial d’un système, façonné par Djamal Abdenasser.

Ce sont les mêmes qui sont encore au pouvoir, après la mort de Dda El Hocine ils en font une icône ceux-là même qui ont, assassinés Abane Ramdane, jetés Ait Ahmed au cachot de la mort et ensevelis dans une cave nauséabonde le Colonel Amirouche, qui s’agitent en ce moment pour, en tirer profit de son héritage à des fins sournois, avant même que le défunt soit mis sous terre.

Des libertins et des prébendiers vilenies se mêlent sans vergogne et s’alignent par effraction, à la grandeur exceptionnelle de ce héros national et étalent en même temps et sans rougir, leur indécence et leur turpitude sur la place publique, est un phénomène aberrant.

De l’autre côté, le régime en place avec ses roublardises habituelles annonce une fois de plus, la constitution bricolée dans l’opacité totale qui sera légitimée par une APN illégitime, est bien en conformité avec le deuil national du décès de Ait Ahmed mais aussi, une insulte à la mémoire de tous les Ait Ahmed qui se sacrifiés pour cette Algérie spoliée, par les intrus, les imposteurs et les aventuriers.

Il y a nombreuses spéculations sur son refus, d’un avion officiel et d’être enterré à El Alia, d’abord, pour sa sobriété, sa proximité avec le peuple et sa fidélité à son idéal patriotique, ensuite, avoir un mausolée à la grande mosquée qui a engloutie des milliards de dollars au détriment de ce peuple qui est cher à Ait Ahmed, ou bien, à El Alia c’est renoncé à ses principes.

Ces deux lieux ne garantissent pas la voie du paradis que certains du système politique, croient ainsi assurés par les privilèges d’ici bas, par ignorance ou bien avec le titre de « Si El Hadj », alors que toutes leurs vies sont accompagnées par la haine, la vindicative, les tromperies, les vols et les subterfuges anachroniques pour le pouvoir et le richissime.

Ce grand Monsieur qui vient de partir et ces individus frivoles, sont deux catégories différentes, comme le jour et la nuit ; le premier était affable, modeste, intègre, moderne et rayonne par le monde pour ses profondes connaissances, alors que les autres, se sont enfermés dans leur égoïsme archaïque avec la déprédation, la tricherie, la déliquescence et le manque de savoir.

« Staâfu tura a mis nat Ahmed d grwebbi tjaddit tmur fi taâtved, t srewted lghla is i ccan wu canen di gherdayen » – « Reposes maintenant fils d’Ait Ahmed dans les entrailles ancestrales du pays, pour le quel tu as souffert et labouré pour sa fertilité qui est dévoré par les chacals et les rats. »

Que l’année 2016 et Yennayer 2966 apportent au peuple Algérien paix, santé et souveraineté dans un Etat légitime à son service et ou seules les lois, régentent le quotidien national à tous les niveaux.

Nora Bendifallah

Quitter la version mobile