Le général-major Tartag, patron du Département du renseignement et sécurité (DRS) n’est pas un mythe. Il s’est même laissé prendre en photo et filmer pendant la conférence de l’Afripol qui se déroule à Alger.
Le général-major Bachir Tartag imprime sa marque au DRS. Présent à la séance d’ouverture des travaux de l’Afripol, les photographes et caméramen ont pu le fixer en photo et sur film sans que les limiers du DRS n’interviennent. C’est une première pour cette institution qui cultive le secret jusqu’à la paranoïa.
Son ancien chef, le général-major Toufik Mediene a pendant un quart de siècle imposé qu’il n’y ait aucune photo de lui dans la presse. Tant et si bien que la rue s’est demandé si réellement il a existé. Deux clichés flous avaient circulé timidement pendant toutes ces années. Il a fallu attendre qu’il soit débarqué pour voir son visage étalé dans la presse. Alors changement de style du chef du DRS ou simple opération de communication ? S’il est trop tôt pour s’avancer, il est manifeste que Bachir Tartag, enfant naturel des pratiques du DRS, pourrait par ce geste signifier qu’il veut se distinguer de son ancien chef. Attendons de voir, car nous n’avons pas lu ou vu sa photo dans l’APS qui a pourtant longuement traité ce grand raout des chefs de la police africains.
Installé à la tête du DRS, le 13 septembre, Bachir Tartag a déjà mené une première opération de limogeages. Douze généraux et un colonel, au moins, se sont vu signifier, en octobre, leur fin de mission avec mise en retraite dans les règles de l’art de la maison.
Yacine K.
