Des ex-ministres et des partisans de premier plan de Boutef et de sa politique qui s’amusent aujourd’hui à jouer à l’opposition, on aurait tout vu !
Une spécificité bien à l’algérienne ou plutôt à force de dénaturer les choses, elles seront à la longue négligeables, telles est la nature du système politique algérien. Un système antinomique qui n’a engendré que des anormalités, voire de la débauche à tous les niveaux. Très rares sont les partis démocratiques crédibles qui activent indépendamment du pouvoir, le FLN, le RND, les islamistes jusqu’aux pseudo-opposants, tous sous-traitent et courtisent avec les tenants de ce système. Et ce sont des individus paradoxalement parmi ces derniers qui ont enflammé ces derniers jours la scène nationale à propos de la mise à l’écart du président Bouteflika et du projet de loi de finance 2016 qu’ils jugent antisocial et antinational.
Ils ont, longtemps, été partie prenante du régime de Bouteflika ; ils ont avalisé et cautionné sa politique libérale, autoritaire et ses errements politiques. Aujourd’hui, je ne sais quel h’mar les as rué, ils osent le disculper de toute implication alors que tout le monde sait que c’est l’un des principaux artisans à l’origine de la situation actuelle du pays.
Les couleuvres qu’on nous force à avaler sont de plus en plus grosses et surtout en ces temps de baisse des prix du pétrole et de la crise financière où tous les politiques qui ont servi en particulier le régime de Bouteflika cherchent à s’en tirer à bon compte.
S. Guenifi, cinéaste
