L’Algérie, pays à fort potentiel en hydrocarbures, devra aller, à long terme, vers l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, notamment ses importantes ressources de gaz et de pétrole de schiste d’environ 600 trillions de m3, rapporte APS.
Tel est, en substance, le point de vue de Mehdi Haroun, du cabinet de consulting pétrolier King and Spalding, lors de la conférence mercredi à Alger sur l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du Nord, d’après cette source.
Tous les experts le reconnaissent : dans une quinzaine d’années, le pays aura épuisé ses réserves pétrolières. Unique rente, les autorités, incapables de s’affranchir des hydrocarbures et de relancer une économie productrice de richesses, semblent résolues au choix du gaz de schiste. Cela s’avère nécessaire à l’Algérie pour « préserver sa sécurité énergétique, répondre à ses engagements contractuels internationaux et poursuivre le financement de son développement économique et social », a-t-il dit.
M. Mehdi Haroun estime que les hydrocarbures non conventionnels devraient prendre leur place dans le bouquet énergétique de l’Algérie, tout comme les énergies renouvelables.
La mise en valeur du potentiel de schiste en Algérie a soulevé beaucoup de débats au point où, janvier dernier, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a brisé son long silence en affirmant que l’exploitation du gaz de schiste en Algérie « n’est pas encore à l’ordre du jour ». Difficile de croire une telle assertion, cependant, quand on connaît la réalité économique et la crise qui se profile.
Avec Ecofin
