Le Matin d'Algérie

Affaire Mecili-Hasseni : " l’Algérie laisse faire la jutice française "

Le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, a laissé entendre mardi à Alger que l’Algérie laisse faire la jutice française au sujet de l’affaire du diplomate algérien, M. Mohamed Ziane Hasseni, suspecté d’être le commanditaire de l’assassinat de l’opposant Ali Mécili.

Interrogé sur l’arrestation du diplomate algérien, en marge de la cérémonie d’ouverture de la session d’automne de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Ouyahia a déclaré à la presse que « l’affaire est en ce moment traitée par les instances judiciaires françaises », soulignant que « la presse nationale a rapporté ce jour des données prouvant la véracité et la force de nos espoirs ».

Auditionné, hier après-midi, par le juge Baudoin Thouvenot, en présence de ses avocats, Mes Khaled Lasbeur et Jean-Louis Pelletier, Mohamed Ziane Hasseni a maintenu ses déclarations initiales, celles qu’il a faites lors de l’audience de comparution devant la juge d’instruction de permanence, Mme Goetzmann, au lendemain de son interpellation à l’aéroport de Marignane (Marseille) le 14 août dernier.

« Lors du premier interrogatoire, je me suis expliqué : je suis étranger à cette affaire et je n’ai pas d’autres déclarations à faire », a répondu l’intéressé au juge Thouvenot, maintenant qu’il n’a rien à voir avec Rachid Hassani, présenté par l’accusation comme le commanditaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili.

Le contrôle judiciaire auquel Mohamed Ziane Hasseni est soumis, soit deux présentations par semaine devant le service des contrôles judiciaires du tribunal correctionnel de Paris, devra être ramené à une seule fois par semaine en attendant que la chambre d’instruction décide, dans les jours à venir, des suites à donner à la demande d’annulation de la mise sous contrôle judiciaire de Mohamed Ziane Hasseni, introduite en appel par ses avocats. « Cette mise en examen et ce contrôle judiciaire n’ont aucune justification », a affirmé Me Jean-Louis Pelletier à El-Watan.

L.M.

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