Le Matin d'Algérie

Le président Abdelaziz Bouteflika retourne à la clinique d'Alembert (Grenoble)

Voilà donc, le lieu d’hospitalisation du président Abdelaziz Bouteflika vient d’être officiellement confirmé. Il se trouve actuellement à la clinique d’Alembert à Grenoble (Isère, France), d’après des sources officielles.

Il y a quelques heures, la présidence de la république a annoncé pour la première fois le départ pour la France pour « une courte visite privée ». Chose confirmée. Bouteflika est admis à la clinique d’Alembert. Il est arrivé aux environs de 16h00 « au groupe hospitalier mutualiste de Grenoble », assure Ledauphinelibere.fr qui publie une photo des lieux de son arrivée faisant preuve d’un dispositif de sécurité remarquable.

Ce quotidien estime qu’il s’agit probablement d’une consultation avec le docteur Jacques Monségu son cardiologue. Il y a un an, Abdelaziz Bouteflika a été admis une première fois dans cette clinique grenobloise où travaille désormais docteur Jacques Monségu. Des sources concordantes avaient aussi évoqué une autre hospitalisation, gardée sous silence par les autorités, il y a quelques semaines.

Les choses n’étant pas encore éclairées, le sujet sur la santé du président algérien revient toutes les secondes. Les médias sont tous branchés sur les réseaux en vue d’avoir plus d’informations possibles sur l’état de santé de A. Bouteflika qui est quasiment absent, voire inaperçu. Agé de 78 ans et victime d’un AVC en 2013, Bouteflika qui est « réélu » à l’issue d’une mascarade électorale pour un quatrième mandat sans même qu’il ne fasse le moindre meeting, ni discours. Très amoindri, il n’arrive plus à maîtriser sa main ni à parler normalement. Il a d’ailleurs été équipé d’un micro pour se rendre audible.

De nombreuses voix de l’opposition sont allés jusqu’à dire qu’il ne gère plus le pays et que c’est son frère cadet Saïd Bouteflika qui assure et assume ses fonctions. Il se trouve même de ses anciens soutiens, comme Louisa Hanoune, qui depuis quelques semaines dénoncent la main mise d’un pouvoir parallèle sur les affaires du pays.

Mounir O.

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