La France et la Belgique sont sur le pied de guerre. Leurs services sont en train de détricoter l’organisation des attaques kamikazes qui ont fait 129 morts et 350 blessés à Paris
Cinq terroristes sont identifiés : Bilal Hadfi, Ahmad Al Mohammad, Samy Amimour, Ibrahim Abdeslam, Ismael Mostefai. Un homme aurait été arrêté en Belgique. tous les services sont en état d’alerte maximale pour neutraliser les commanditaires des attaques de Paris et démanteler d’éventuelles cellules dormantes. « La France et l’Europe doivent se préparer à de nouveaux attentats », a averti, lundi le Premier ministre français Manuel Valls, en indiquant que plus de 150 perquisitions avaient été menées sur le sol français dans les milieux islamistes depuis vendredi.
A Lyon (centre-est), des armes ont été saisies, dont un lance-roquettes, des gilets pare-balles, plusieurs pistolets et un fusil d’assaut kalachnikov, selon une source proche du dossier. Cinq personnes ont été interpellées.
« Nous allons vivre longtemps avec cette menace, il faut s’y préparer et le pays, comme d’autres Etats européens pourrait être encore frappé dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent », a ajouté Manuel Valls sur la radio RTL. « Nous savons qu’il y a des opérations qui se préparaient et qui se préparent encore, pas seulement contre la France, mais contre d’autres pays européens », a-t-il dit, alors que la France tentait lundi matin de renouer avec son quotidien après un week-end de sidération et de deuil.
Les attentats de vendredi ont fait 129 morts et plus de 350 blessés. « Ces attentats ont été organisés, pensés, planifiés depuis la Syrie », a aussi assuré Manuel Valls, justifiant le bombardement massif français intervenu dimanche sur le fief du groupe Etat islamique à Raqa dans le nord syrien. 20 bombes ont été larguées par des avions français.
… Et en Belgique
La police belge a lancé une nouvelle opération massive lundi matin dans la commune bruxelloise de Molenbeek, d’où sont originaires plusieurs suspects des attentats de Paris, dont l’un continue d’être traqué par les enquêteurs.
Au moins une personne a été interpellée, mais le parquet fédéral a démenti dans les médias belges qu’il s’agissait de Salah Abdeslam, un suspect clé visé par un mandat d’arrêt international et activement recherché dans le cadre de l’enquête par les polices belge et française.
Ce Français né à Bruxelles, présenté comme dangereux par la police française dans un avis de recherche diffusé dimanche soir et décrit par les médias belges comme l’ennemi public numéro un, est soupçonné d’avoir participé aux attaques meurtrières vendredi à Paris avec ses frères.
Le parquet s’est refusé à tout commentaire sur l’objectif de cette opération d’ampleur et la police fédérale a demandé sur Twitter avec insistance que la presse ne diffuse plus d’images en direct de l’intervention à Molenbeek. Pour la sécurité de tous!. La diffusion en direct de prises d’assaut peut en effet aider les personnes visées à s’échapper ou à riposter plus efficacement aux forces de l’ordre, en se basant sur les images des télévisions.
Des policiers des unités spéciales, en gilets pare-balles et les visages masqués par des cagoules, étaient déployés aux abords d’un bâtiment faisant l’angle de deux rues de Molenbeek, dans une zone résidentielle de cette commune populaire à forte population immigrée.
La police adressait des messages publics à l’aide d’un mégaphone, sans qu’on puisse entendre distinctement le contenu des avertissements, selon un journaliste de l’AFP sur place. Un important périmètre de sécurité a été mis en place, empêchant les journalistes et les habitants de s’approcher des lieux, où des pompiers, mais aussi des équipes de déminage, ont été dépêchés.
Plusieurs perquisitions et arrestations ont déjà été effectées depuis samedi à Molenbeek. La justice belge a prolongé la garde à vue de sept suspects interpellés samedi jusqu’à lundi soir, a précisé un porte-parole du parquet fédéral, Eric Van Der Sypt.
Avec AFP
