L’Algérie a qualifié lundi « d’incident regrettable » l’interpellation d’un de ses diplomates le 14 août en France et a souhaité que la justice française le « réhabilite rapidement ».
« Le diplomate algérien a été victime d’un traitement humiliant de la part de la police française. C’est un incident regrettable », a déclaré le ministre de la Communication Abderrachid Boukerzaza au cours d’une conférence de presse à Alger tenue à l’issue d’une réunion du conseil de gouvernement.
Il s’agit de la première réaction officielle du gouvernement algérien dans cette affaire.
Mohammed Ziane Hasseni a été interpellé le 14 août à Marseille (sud de la France) et mis en examen sous le chef d’inculpation de « complicité d’assassinat » de l’opposant algérien André-Ali Mécili, qui avait été tué en avril 1987 à Paris. Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.
Après l’interpellation de M. Hasseni, « les autorités algériennes ont veillé à éviter la polémique, laissant à la justice française l’occasion de le réhabiliter, sur la base de preuves irréfutables », a dit M. Boukerzaza.
Les juges français « vont se prononcer sur ce cas dans un proche avenir », a-t-il ajouté.
« Une cellule de crise a été installée au ministère des Affaires étrangères dès l’éclatement de cette affaire et un groupe d’avocats a été constitué pour défendre » M. Hasseni, a précisé le ministre.
« Les services de notre ambassade à Paris ont été mobilisés et les autorités algériennes ont présenté aux autorités françaises les preuves de l’humiliation subie par le diplomate algérien », a dit M. Boukerzaza